j, 7 8 ASTRONOMIE, Liv. XIV.
observe se forme exactement sur le châssis du micromètre*fans cela elle est mal terminée; on distingue avec peine íìle fil la coupe exactement en deux parties égales, & lemoindre mouvement de l’oeil fait qu’on apperçoit í’étoileParallaxe des fils. au-dessus ou au-deffous du fil, par une efpece de parallaxeoptique , dont il est très-important de se garantir.
Changement de i o’J 8. Le foyer des grandes lunettes est sensiblementpeuetf 1115 leí 1U " différent selon la constitution des yeux de l’Observateur ;
& selon qu on enfonce plus ou moins l’oculaire ; la consti-tution même de l’atmofphere , & la lumière plus ou moinsgrande des astres que l’on observe , rend le foyer plus oumoins long ; M. de la Condamine & M. Bouguer ont vúdans leur lunette de 12 pieds, le jeu de l’image, ou la paral-laxe des fils aller à plus de i' 5" dans certaines nuits, tandisque d’autres fois il étoit nul. La respiration qui s’échappa unefois fur l’oculaire rendit tout d’un coup la parallaxe des filsbeaucoup moindre ; il paroît que dans ce cas la lunetteétoit d’abord un peu trop longue, l’humidité de l’oculaireintercepta les rayons verds ôc bleus, qui se raffembloientavant qued’arriver aux fils, les rayons rouges qui traversentl’air & seau avec le moins de réfractions que les autres pré-valurent , & le foyer devenant plus long, l’image se rappro-cha du réticule, & diminua la parallaxe.
Moyen des’en 2 O 7 9. Pour y remédier, M. Bouguer (pag. 209), pro-garantir. pose plusieurs moyens, principalement de faire en forte quel’astre passe toujours à peu de distance du centre de la lu-nette, d’employer un objectif légèrement coloré de rougeou de jaune ; de restreindre beaucoup l’ouverture de l’ob-jectif, & de le centrer exactement ; les micromètres exté-rieurs dont j’ai parlé ( 1852 ), ct qu’on employé communé-ment en Angleterre, font très-utiles pour diminuer les effetsde cette parallaxe en faisant toujours passer l’astre fur lecentre de la lunette : mais le meilleur remède qu’on puissey apporter, c’est de faire des lunettes achromatiques (1822);comme elles n’ont point de couleurs , elles n’ont point deparallaxe.
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