de bruit& eu tant de vogue& de teputation.
Le deſſein donc de cette Troiſiẽme Partie de noſtreOuvyrage touchant les veritez de la Nature ſenſible eſtde rechercher la cauſe de ce qu il y a de merveilleuxdans le Monde,& comme les deux precedentes regar-dent principalement celles qui sy font ſelon les voyesordinaires, c'eſt à dire ſelon lordre que nous y voyonseſtabli& obſeryẽ inviolablement par cette liaiſon in-diſſoluble des cauſes depuis les premieres& celeſtes juſ-
u'aux dernieres& aux plus communes: Nous conſi-Wee en celle cy sil n'y a point quelques effets quiarrivent dans la Nature hors cet ordre, hors cette ſuit-te& cet enchainement des cauſes par d autres qui neſoient pas aſſujetties& attachẽes au meſme ordre,&qui agiſſent par une puiſſance& une vertu differente,& meſme dindependance, au moins à Hẽgard des meſ-mes cauſes; En un mot qui ſoient maiſtreſſes de cet or-dre,& par conſequent dun ordre ſupericur. Getproprement chercher quelque choſe de divin dans laNature, pat la voye ſenſible& convainquante, par quel-que effet manifeſte ſelon les ſens, dans la Science duMouvement la plus profonde&la plus curieuſe qu onen ait jamais euë, qui condamnera& convaincra ma-nifeſtement d'erreur, de fauſſetè& de piperie celle depluſieurs Sectes de Philoſophes& des Nations entieres
ui en ont voulu faire accroite au Monde, abuſer de lafoibleſſe& de lignorance des ſimples. Car nous pou-vons deja poſer pour indubitable que ce qui eſt d ex-traordinaire& de merveilleux eſt proprement ce quieſt hors le mouvement naurel. Tout fordre de la Na-ture conſiſte dans le mouvement qui tient& penetre
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