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Tome premier.
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DISSERTATION SIXIEME.

DES EAUX MÉDICINALES FROIDES ,ARTIFICIELLES.

, . . . Si quid novijii reclius ifiis

Candidus imperti , fi non , his utcre mecum.

Horat.

§. I. Exposition des motifs de ce travail.

O N nous apporte ordinairement de l'étrangerquatre especes deaux minérales, dont les Mé-decins ont éprouvé les bons effets, & quils or-donnent très-fréquemment : ce font les eaux deSeydfchutz, de Seltz, de Spa & de Pyrmont.

Comme on ne peut en avoir que de vieillesen hiver & au printemps, quelles manquentmême quelquefois, fans que l'on puisse substituerdautres remedes aux maladies qui font alorstout austi nombreuses ; que d'ailleurs ces eauxfe vendent à un prix qui nen permet pas lu-fage aux pauvres; quelles perdent toujours plusou moins de leur vertu dans le transport; enfin,que cette importation fait sortir tous les ans duRoyaume une somme assez considérable (i) ;

(i) Les registres des droits qui fe perçoivent fur les marchandisesqui viennent par mer, font éiat, en 1772, de 19168 bouteilles,estimées 1459 impériaux suédois : en 1775 » en entra 23405 ,estimées 1248 impériaux. On ne voit pas combien il y en avoit dechaque espece deau , parce quon ne tient note que de la somme ;mais je ne doute pas quil nen passe tous les a*s une bien plusgrande quantité en Suede.