184 Dissertation XVIII.cipité obtenu par l’alkali volatil, & celui quedonne l’alkali végétal, que j’ai pensé qu’ils dé-voient produire ici le même effet ; mais j’ai étéíì souvent trompé par de semblables analogies,que j’ai pris le parti de recourir à l’expérience:j’ai traité de même le précipité crystallin obtenupar C alkali végétal , & ma conjecture a été vé-rifiée.
D] Les cryjlaux qui se forment spontanément(§. II. B) , bien desséchés & ensuite jetés dansle phosphate natif en fusion , décrépitent avec
Î )lus de violence que ceux qui font produits pare moyen de l’alkali végétal (§. II. C. & §. IV.A); il reste cependant quelque chose dans lamasse fondue, qui assez communément se ré-duit à la surface du globule , & le couvre d unepellicule de couleur d’argent, mais je n’ai pujusqu’à présent en retirer le régule en grain. Ala vérité, je suis parvenu par cette voie à réu-nir le sel à la platine en une masse blanche deforme irréguliere ; mais le moindre effort sépa-rent les molécules de ce corps spongieux. Tou-tes les chaux de platine se comportent de mê-me , quelque alkali que l’on ait employé pourles précipiter ( §§. III. A ; II. C ; & IV. A). Ainiìil est très-vraiíemblable qu’il y a dans l’alkalivégétal & dans l’alkali volatil quelque chose departiculier qui favorise la fusion.
M. de rifle dent il est ici question , est celuidont M. de Romé çle rifle , Auteur de la Crystallogra-phie , a parlé à l’occaston c!u même procédé , tom. 3 ,pag. 488 de la nouvelle Edition, & que j’ai cité dansma Lettre fur la fusibilité de la platine, inférée dans leJournal physique du mois de Septembre 1775. J’ai fonduplusieurs fois, à la maniéré de M. de fille, jufqu’à 4