DISSERTATION VINGTIEME.
SUR LE NICKEL.
Est quodam prodìrt tenus fi Hon datur ultra ,
Horat.
§. I. Introduction historique*
Dans les endroits de l’Allemagne qui abondenten métaux, I on trouve un minéral dont la cou-leur est quelquefois grise, souvent d’un rouge-tendre, tirant au jaune & brillante, que l'onnomme kupfemickd. Peut-être a-t-il été appelléainsi, & l’est-il encore, parce que, quoiqu il aitl’apparence du cuivre, on n’a jamais pu cepen-dant en retirer aucune partie à la fusion.
Hierm en a parlé dans un petit livre écrit ensuédois, qui parut en 1694, fur la maniéré dedécouvrir les mines & les métaux. Htnckd croîtque c’est une efpece de cobalt ou d’aríenic mêléde parties cuivreuses (i), & Cramer le rapporteaux mines cuivreuses & arsenicales (2); mais*ni ces deux Chymistes, ni aucun autre, commeils l’avouent eux-mêmes, n en ont pu tirer laplus petite partie de cuivre. Telle fut aussi l’opi-nion des autres Naturalistes, jusqu au temps oùle célébré Cronjledt s’attacha à observer ce mi-