352 Dissertation XXIII.méchanique, mais elle est de la plus grande uti-lité, loit pour découvrir les propriétés des corps,soit pour les appliquer à nos usages. Tous leseffets répondent exactement à leurs cauíes, &si cette correspondance mutuelle n’est dévoiléepar des recherches exactes , la théorie demeureincomplette , de même que toute la philosophienaturelle.
Pour faire entendre plus facilement les préci-pitations, il faut d’abord exposer en peu demots les phénomènes généraux des diffolutionsmétalliques.
§. II. Examen des diffolutions métalliques.
Un morceau de métal plongé dans un acide,est attaqué promptement ou lentement , tran-quillement ou avec violence, suivant la naturedes deux corps.
A ] Pour ce qui est des dffolvans , l’acide ni-tnux est le plus puissant de ceux qui agissentfans le secours dune chaleur étrangère. Sonactivité est même quelquefois plus grande qu’onne le voudroit, & si on ne la tempere conve-nablement , le métal s’en sépare spontanément »après avoir été dissous. Quelquefois cependantcet acide seul n’a point d’action , par exemple ,sur l'or & la platine , mais il les dissout très-bien , étant uni à l’acide muriatique.
L’acide vitriolique le plus concentré agit néan-moins plus faiblement; il faut qu’il soit bouillantpour attaquer le mercure & l’argent ; l’or & laplatine éludent son action, lors même qu’on lefait évaporer à siccité.
L’acide muriatique a encore moins d’énergie,
à