2.22 Traité de Métallurgie ,parera d u grossier , qui se précipiteraau fond du vaifîeau.
On versera ensuite seau entamée ,c’est-à-dire chargée de la plus subtile fa-rine , dans les vases ausquels aupara-vant on aura commencé de donner lefeu , & où l’on aura mis de seau claireavec le Vis-argent, suivant la richeílèdu Minerai. Mais on observera qu’ilne faut jamais mettre moins de Mer-cure que ce qui est nécessaire pour cou-vrir le fond du vase , afin que le Mine-rai ne puiíle s’asseoir en aucun endroit,qu’il ne tombe fur le Vif-argent, qu’ondoit remuer & agiter peu à peu avec lemoulinet ; quoique les bouillons deseau donnent presque assez de mouve-ment au Minerai moulu, pour qu'ense frottant & ressortant avec le Mer-cure , il s’unisse & s’incorpore avecce qu’il y a d’Argent. Il faut que seaubouille continuellement , afin que letravail ne soit point interompu ni pro-longé.
Quand seau diminue par la chaleurdu feu, on la remplace par de nouvelleeau bien chaude qu’on introduit dans levase par un canal qui coule continuel-lement , mais peu-à-peu, &c avec une