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Tome premier.
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A F F. 5

sublimé en deux, on en met une moitié à plusieurs fois avec l’or dans un creu-set neuf ce qui, quand l’opération est achevée » rend l’or à dix-huit ouvingt karats , suivant le titre où il ctoit ; après quoi on l e pousse au feu ,ainsi qu il fuit. Le sublimé concassé ayant été mis dans le creuset avec l’oren bain , on couvre le creuset aussitôt pour étouffer le minerai , après quoion le charge de charbon , Sc la chape se met au fourneau. Un quart d’heureaprès on leve la chape, on découvre le creuset & on evente 1 Or , c est-à-dire, qu on écarte toute la crasse Sc la poussière qui peuvent etre sur le bain ,en le soudant avec un souflet dont le tuyau est courbé, cequ’on réitéré au-tant de fois qu il est nécessaire, Sc jusqu à ce que toute l’impurete de 1 orétant chassée par la vertu du sublimé , il paroisse d’une couleur claire Sc écla-'tante : alors on retire le creuset Sc l’on jette l’or en lingot.

L'affinage par le sublimé est plus beau & de moindre dépense que raffi-nage à l’antimoine ; mais tous deux font presque egalement dangereux a causede leurs vapeurs sulfureuses Sc arsenicales : la feule disserence qui se trouvedans leur malignité consistant en ce que le poison de 1 antimoine est pluslent, Sc celui du sublimé plus prompt.

f AFFINAGE DE L’ARGENT. On affine les matières d’argent dans unegrande coupelle que l’on met dans un fourneau couvert d’un chapiteau decarreaux ou de briques pour déterminer la flamme à réverbérer fur les ma-tières , ce qu’on appelle feu de réverbéré : on chauffe ce fourneau par un grandfeu de bois , Sc on met du plomb dans la coupelle à proportion de la quantitéSc de la qualité des matières à. affiner. On employé plus OU moins de plomb ,íelon que largeur que l'on veut coupeller est soupçonné d’avoir plus ou moinsd’alliage.

Pour savoir la quantité de plomb qu’on doit employer , on met une pe-tite partie d’Argent avec deux parties de plomb dans la coupelle, Sc si lebouton d’argent n’est pas bien née, on ajoute peu-à-peu du plomb jusqu’àcequ on en ait mis suffisamment j ensuite on suppute la quantité de plombqu’on y a employé , Sc on sait combien il en faut pour affiner largeur.On laìííe fondre le plomb avant de mettre l’argent, il faut même que la li-tharge qui se forme sur le plomb fondu soit aussi fondue : c’efl ce qu’on ap-pelle , en termes d’art , le plomb découvert ou en nappe. Si on y mettoic1 Argent plutôt, on risqueroit de faire sauter de la mariere : si au contraire®n tardoit plus qu il ne faut pour que le plomb soir découvert, on gâteroit

Peration , pareeque le plomb seroit trop diminué par la calcination.

iontiers'd' 1 ^ ^ tant découvert, on y met largeur qu’on enveloppe plus vo-une lame de plomb , que dans une feuille de papier, pouvantarnver que le P . piet s . a „.„ . u pelle.

Argent, aus la coupelle, se fond Sc toutne de bas en haut Sc de haut