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semblé en un culot clont le fond est d argent très fia, St le dessus est mêlédes crasses du salpêtre, de l’alliage de l’argent, & même de quelque por-tion d’argent fin.
Lorsque le culot est dégagé des crasses, on le remet fondre dans un nou-veau creuset, où quand il est en bain on jette du charbon noir réduit enpoudre, qu’on brasse fortement avec le métal : le creuset ayant ete recouvertSt le fourneau chargé de charbon , on lui donne un second feu , âpres lequelon évente VArgent, c’est-à-dire , on en chasse, avec un souflet, la poussièreSc la crasse qui sont sur le bain , jusqu à ce qu’il paroisse auífi clair qu uneglace de miroir , & alors on y jette une once de salpêtre ou de borax en mor-ceaux , on peut même les mêler moitié par moitié. Enfin le creuset ayant étérecouvert, on lui donne un dernier feu, après quoi on le jette en lingot,qui fe trouve au moins au titre de onze deniers dix-huit grains.
Pour retirer l’argent qui peut être resté dans les crasses, on les pile 5con en fait les lavures ; voyez Lavures.
AFFINAGE DU CUIVRE. Cet affinage fe fait par plusieurs lotion quel’on donne à la matierre minérale avant de la fondre, Sc ensuite par plu-sieurs autres fontes réitérées.
AFFINAGE DE L’ET AIN. L’affinage de l’étain fe fait à peu près commecelui du Cuivre , cependant on peut distinguer comme deux forces de findans ce métal : l’un qui vient de fa fusion, l’Etaîn que 1 on tire le premierdes chaudières où les Etamiers le sondent étant toujours le meilleur , 5cbeaucoup plus purifié que celui qui reste au fond : l’autre dégré de fin est ce-lui qu on lui donne en y ajoutant quelqu’autre métal, ou quelque minéralpour le rendre plus sonnant Sc plus brillant, comme l’on fait à l’étain d’an-timoine , a 1 etain plan né , & à l’étain sonnant.
AFFINAGE DU FER. L’affinage du Fer commence auffi par la fonte : plusla mine est en fusion, plus le fer est épuré. Mais cette premiere fonte ne suf-fit pas. Pour que le Fer soit malléable & qu’il soufre la lime , il faut le re-mettre une second fois á la fonderie , 5c après l’avoir longtems battu avecun gros & pesant marteau que Peau sait mouvoir , il faut le passer à la chau-ferie, & ensuite le réduire sur l’enclume en barres de diverses grosseurs. Plusle Fer fe met au feu & plus on le bat, soit à chaud , soit à froid , plus il prendle dégré de finesse.
aïhnage DU PLOMB. L'âî “
la pins p art des autres métaux les moins pat , , , suif, ou
fusion , en Y’écumant avant qu’il foie refroidi, & en y P tand’autres fortes de graisses. . tr savoir s’il
On fait aussi un eflaì de plomb, non pour F affiner , mais p°test pur 6c fans mélange d’aucun autre métal.