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Tome premier.
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& à l’écUt de l’argent, le Sieur Helloc s’étoit démontré par de petits essais,que le plomb pouvait être seul la cause de l’aigreur des lingots : Sc en effet,pour peu qu’on en laisse dans un bouton d argent du poids de vingt-quatregrains , huit coups d’un marteau à planer, du poids de deux livres-, suffi-sent pour faire refendre ce bouton applati par les bords j au lieu que quandil est fans plomb , il ne fe refend ordinairement qu’au vingt-un ou vingt-deuxiéme coup de marteau. Par d’autres expériences faites depuis , on a re-connu que si l’argent tenant de plomb est aigre , le plomb 1 est aussi lui-même s'il tient |d- d’argent, c’est-à-dire , deux marcs d’argent par quintal }Sc qu il saur néceflàirement retirer cec argent par voie d’affinage, h ì onveut que ce plomb puisse être employé avec succès aux usages ordinaires.

Arrivé le 12 Novembre 1746 à Lyon, on assembla la quantité de ma-tières d argent suffisantes pour faire, suivant L’usage , un affinage de 2500marcs.

Le corps ou massif de la coupelle où il fe fait est construit a la hauteurde trois pieds, ayant un arceau fous le bassin de 1a coupelle. Ce bassin , for-mé en portion de sphère creuse , a quatre pieds huit pouces de diamètre, Scla flèche de cet arc a treize pouces. La bouche de la chauffe ou foyer re-cevant le bois , est vis-à-vis de la gorge de l’affinage , c’est-à-dire , de 1 ouver-ture par laquelle fort la flamme, après avoir traversé presque paralle ement tout le vuide qui est entre les matières sc cou P e e ont

il fera parlé. Cette bouche est un trou quarte de quinze pouces & demi. delarge, fur sept pouces de haut, & cette chauffe est élevée d’un pied Sc demi

au-dessus du baffin.

Le souflet destiné à chasser la litharge est placé à coté de ce bassin, Sc a lagauche de l’ouvrier Affinent.

L’uíàge des Ouvriers de Lyon étoit alors de préparer leurs cendres com-me il fuit : ces cendres , toutes ordinairement de bois de hêtre, étant bienlessivées , dessalées Sc fans aucun charbon , se mesurent avec un panier à an-se qu’on nomme une bajlei il en contient quarante-cinq à quarante-fix 1., poidsde Lyon,c’est-à-dire de quatorze onces : on mit,en trois fois, vingt de ces ballesfur une aire carrelée & bien nette : à chaque fois elles furent battues par desOuvriers pour en écraser les mottes avec les pieds & avec des batoirs. Cettequantité ayant été rassemblée en un monceau fut arrosée peu à peu ded’un arrosoir qui en contenoit huit à neuf pintes, & il n’en fut em-1 7 e que cette quantité pour toute la préparation de ces cendres ; le mon-ceau en fut râblé , c’est-à-dire, que les cendres en furent séparées peu à p fiU^„ ml en Cer T de . P ar quatre hommes , ayant à leur main une espèce de ra-“ °í?, a tirer ‘ L ^ étant restée nette , on jetta au milieu une baflefìúnQde labié fin du Rhône, passé par vm crible de fil fer , pour en séparer lesTomes, B

Nota. On nerapporte iciqu’une opéra-tion faite enprésence &fousiesorciresdu Sieur Hel-lor, pour don-ner une idéede la façond’affiner enusage à Lyon.

La fuite desopérations decet Académi-cien est rap-portée au metDépart , Scà ceîui de Ti-rer l’Or.