ARS
son & de ta lanterne , les axes ou effieux de fer qui en traversent le dia-mètre par le centre , 8c qui ont, au bout, des pignons qui s’engrainent dansles roues du dégroffîment Sc du laminoir. Voyez ces mots.
On appelle pareillement parmi les ouvriers des monnoies l 'arbre dueoupoir , une piece de fer posée perpendiculairement, dont le bout d’enhaut qui eft à visse , se tourne avec une manivelle pour la faire baisserou lever , & qui , à son autre bout, porte le eoupoir ; c’est-à-dire une em-porte-piece d’acier bien acéré pour débiter les lames d’or , d’argent , oud’autre métal , en flaons convenables aux especes que l’on veut fabriquer,
VoyeZ Coupoir.
ARBRE chez les Tireurs d’Or est une espece de cabestan dont le treuilest posé perpendiculairement à huit ou dix pieds de haut ; deux barres ouleviers de vingt-quatre pieds de long le traversent en croix, 8c servent à letourner. C’est sur cet arbre que se roule le cable. Voyez Argue.
AREB, mon noie de compte dont on se sert dans les Etats du grand Mogol,particulièrement à Amadabath. II faut quatre arebs pour un couron , lequelvaut cent lâches, Sc un lâche vaut cent mille roupies.
ARGENT. Métal blanc qui tient le second rang entre les métaux , 8Cqui après l’or, est le plus beau, le plus ductile 8c le plus précieux.
U fe trouve des mines d’argent dans les quatre parties du monde- ; I’£u-fope en a quantité, St la France même en a quelques-n« es , mais qui ne fontni riches , ni abondantes , Sc dont la dépense pourroit excedet de beaucouple produir.
L argent en Europe se sépare de la mine de la même maniéré que l’or, Cette opé-
cest-a-dire avec le vif-argent, à la réserve qu’il faut ajouter un quintal de **
sel en roche , ou d’autres sels naturels , pour chaque cinquante quintaux dematière qu’on veut travailler.
Pour séparer ensuite le vif-argent d’avec l’argent avec lequel il est amal-gamé , on dresse un fourneau semblable à celui des fondeurs de cuivrehors qu’il doit être couvert par en haut, Sc qu’on y met le feu par en bas :fur l’ouverture du haut on forme un comble (Fargile de figure cylindrique ,>mais qu’on n’engage point dans la construction du fourneau,, afin qu’ilpuisse s’ôter 8c se remettre à volonté.
La masse d’argent 8c de vif-argent ayant été mise ensuite au-dedans ditfourneau, le comble se met aU-dessus, Sc le feu s allume au-dessous ; ensorteque le vif_ ar g ent chassé pat la chaleur s’éleve en fumée dans le comble
d argile d ou oí1 i e r j re p ar un second travail, & l’argent reste seul pour être’fondu Sc purifié.
Le titre de 1 argent fin est à douze deniers , 8c chaque denier contièliLvingt-quatre grains de fin : pour le pousser à ce titre'» quand if se trouve