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Tome premier.
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siste à presser avec cet instrument les feuilles appliquées contre la piece enles frottant.

On a des bruniíïdirs à ravaler de différentes formes & grandeurs , pourservir aux différentes parties des ouvrages j les uns font droits, les autres,courbes , mais tous d’un bon acier bien trempé , très polis , & parfaitementarrondis par leurs ángles, de maniéré qu’ils puissent aller Sc venir fur fou-rrage fans 7 faire des raies 7 ils font auíïî emmanché de bois : ce manchede bois est un bâton cylindrique, de longueur Sc grosseur convenable, garnid’une frerte de cuivre par le bout& percé dans toute fa longueur d’untrou dans lequel est cimentée la tige d’un brunissoir : la frette empêche le.manche de fendre, ou en contient les parties quand il est fendu.

S’ilarrivoit que la piece eût été trop frappée de feu dans quelques en-droits, on la gratebosseroit. Gratebojjer une piece , c est en emporter avecun instrument de léton , appelle gratebosse , une poussière noire qui s’essformée à fa surface ; cela fait, on continue d’appliquer des feuilles, ou decharger comme auparavant.

On travaille deuxpieces à la fois, & tandis que l’une chausse, on opèrefur l’autre, soit quand on charge, soir quand on brunit : on entend, com-me on voit par charger , 1 a même chose que par appliquer.

Après que la piece est chargée de deux feuilles d’argent, on la fait re-chausser à peu-près au même dégré de chaleur qu’elle avoir auparavant ppuis on la reprend, & on lui applique quatre feuilles d’argent à la fois ;ces quatre feuilles deviennent adhérentes entr’elles & aux deux premieres ySc pour égaliser par tout cette adhérence , on passe sur cette seconde ap-plication, ou charge, un brunissoir à brunir : les brunissoirs à brunir fontd’acier, il y en a de différentes grandeurs & figures, ils ne. diffèrent deceux à ravaler que par la longueur de leur manche.

Cëtte premiere brunissure ne fe donne point à fonds , comme celle quidoit terminer l’ouvrage , Sc qui fera expliquée plus bas ; on continue dé-charger quatre à quatre feuilles, ou six à six, jusqu a ce qu’on en ait mis,les unes fur les autres jufqu’à vingt , trente , quarante, cinquante, soixante ,selon que l’on veut donnera la piece une argenture plus durable. & plusbelle.

Lorsque les pieces font autans chargées qu’on le vent , on les brunit àfonds avec les brunissoirs cités ci-dessus , Sc c’est la derniere opération rpour cela fourrier tient le brunissoir de la main droite par le manche, Scde la main gauche près du fer ; avec la droite on éleve k manche , avecla gauche on baisse le fer , ce qui fait que la gauche fait point d’appui, &que l’autre extrémité du brunissoir est fortement appuyée contre la piece».