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Tome premier.
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être plongée, H rébuilition quelle causera dans l’eau en y entrant, est accom-pagnée cì’un peu de bruit. Le but de cette quatrième opération est de dis-poser la piece, en lui donnant de petites inégalités insensibles , à prendreplus fermement les feuilles d’argent qui doivent la couvrir.

Lorsqu’on veut que l’argenterie soit solide & durable , on fait uns cin-quième opération qui est de hacher les pieees , c’est-à-dire d’y pratiquer unnombre prodigieux de traits en tous sens : ces traits s’appellent des hachu-res , & donnent à l’ouvrage le nom d’argent haché ; ils se font avec le tran-chant d’un couteau d’acier, dont la forme & la grandeur sont proportion-nées aux différentes parties de l’ouvrage à hacher.

La sixième opération consiste à bleuir les pieees hachées : pour cet effet son les fait réchauffer pour ne plus les laisser refroidir qu’elles ne soientachevées ; cette opération s’appelle bleuir , pareeque le dégré de chaleurqu’il convient de donner , est celui qui change en bleu la surface de lapiece qui étoit auparavant d’une belle couleur jaune , íì c’ctoit ducuivre.

Mais comme les pieees doivent être chaudes dans tout le reste du tra-vail, on est obligé de les monter fur des tiges ou fur des chaffis de fer qu’onappelle mandrins . II y a des mandrins d’une infinité de formes & de gran-deurs différentes, selon le besoin & les différentes sortes d’ouvrages qu’ilfaut argenter. S’il s’agit, par exemple, d’argenter une piece piacte, telle qu u-tte assiette , on la monte fut un mandrin fait en châssis , ou a coulisse. Sic’est, au contraire, un pied. de chandelier , qu autre piece semblable percéed un trou, on y fiit paffer une broche de fer terminée par une viffe , sur la-quelle broche on fixe l’ouvrage par le moyen d’un écrou. Cette broche ,qui se peut mettre dans un étau, quand il en est besoin, s’appelle aussi unmandrin. II n’y a gueres de ressemblance entre la forme de ce mandrin , ôCcelle du mandrin précédent; mais l’usage étant absolument le même, onn’a pas fait deux noms, & l’on a eu raison : on distingue seulement ces ou-tils par ceux des pieees auxquels ils doivent servir ; ainsi on dit man-drin à aiguierre , mandrin à assiette, mandrin à plat, mandrin à chan-delier.

Les feuilles d’argent, dont on se sert ici pour argenter , ont cinq poucesen quarté : quarante-cinq de ces feuilles pesent un gros. On commence paren appliquer deux à la fois fur les pieees chaudes que l’on veut argenter:cette opération est la septième : elle consiste proprement à argenter, maiselle s appelle charger. On prend les feuilles d’argent de la main gaucheavec (des pinces qu’on appelle bruxelles ; 011 tient de l’autre main un bru-nistoir d acier, qu on appelle brunissoir à ravaler : faction de ravaler con-Tome I. I