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V.
Î^AÁT, monnoie d’argent de Siam, qui sert en même tems de poids.:elle est de forme quarrée : elle porte,dans f empreinte, des caractères aííèz res-semblans à ,ceux des Chinois, mais fort mal frappés. Comme cette mon-moie , ou ce poids, est sujet à être altéré par ses angles, il faut en Pairsi’épreuve avant de le prendre comme monnoie , ou comme poids : le baatpefe trois gros deux deniers & vingt grains, poids de marc de France j ilest au titre de neuf deniers douze grains, 8c est appellé Jïcal en Chine, ouil a cours.
BAIN, en terme de Monnoyeurs 8c de Fondeurs , s’entend des métauxqui font en parfaite fusion : quand For , Fargent ou le cuivre font en pleinefonte , on dit de For , de Fargent, du cuivre en bain.
BAJOIRE. On appelle ainsi une piece de monnoie , ou une médaille quia pour empreinte deux têtes en profil, dont Funeavance fur 1 autre : on envoir des Rois Louis I, de Carloman, de Henri IV & de Marie de Medicis »dans les cabinets des curieux.
BAIOQUE, monnoie de cuivre qui a cours à Rome 8c dans lErat Ec-clésiastique : il en faut dix pour un Jule. II y a des demi baroques, ou pieces dequatre deniers .& demi. La baïoque vaut , argent de France , un fol trois•cinquièmes.
BALANCES, autrement trébuchées, petites balances dont on fe sert pourpeser les monnoies d’or & d’argent, & les matières précieuses , lorsqu’ellesfont en petite quantité.
BALANCE SOUPvDE , dont Oïl sert dans les Monnoies -. les deux boutsfont plus bas que le cíoud, & la. châpe est soutenue en l’air par le moyend’une guindole, que les ouvriers appellent guinoie.
BALANCE DRESSAI, est une balance de la plus grande justesse Sc de hplus parfaite précision , qui est suspendue dans une lanterne dont les troiscotes font fermés chacun d’un carreau de verre , afin que 1 air n y puissecauser aucune agitation : il y en a de si justes 8c si sensibles qu elles trébu-chent pour la millième partie d’un grain.
Une balance, après un long travail, devient dure ou sourde, si Fon n’apas eu la précaution d’avoir proportionné le fléau au poids que Fon veutpeser ; par exemple, si un poids iémele , ou poids d’essai, est de demi grospoids de marc , il faut que les bras du fléau aient un tiers de ligne de dia-mètre dans la petite main qui tient les cordons portant les bassins , en aug-mentant a proportion jusqu’au milieu du fléau óù est placé le pivot qui doitbalancer OU iouler dans les yeux de la châfle ou porte fléau. li. fins ss 16 ^ espommettes du pivot aient le trenchant médiocrement affilé, que les baffias