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Tome premier.
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Antiquité ,Supplément ,l'ortùmc. fol.ìo.

Cnjac, leg.r. Caput deP onderator,

?6

Á L

soient suspendus d’une longueur proportionnée au fléau, & qu’ilsne soientpas trop matériels. Une balance de cette espece peut servir pour un poidsfémele de dix-huit grains & au-dessous.

Les Romains se servoient des mots jtatern , trutina , & hèra , pour exprimerce que nous entendons pat balance il y avoit cependant quelques diffé~-rences dans ce que íignifioient ces mots..

Lìbra étoit une balance semblable aux nôtres:, composée de deux bassins ,d’un fléau languette & châsse, au haut de laquelle il y avoit un anneaupour la suspendre : mais ils ne pesoient pas comme nous j les. bras du fléauétoient marqués de points ou lignes comme notre peson: ils mettoient d’uncôté dans un bassin ce qu’ils vouloient peser , 8 c de l’autre un petit poids ;& quand il falloit l’augmenter , ils attachaient avec un crochet d’autres poidsfur le bras du fléau , & ne les mettoient pas dans le bassin.

M. Petaua donné la figure d’une de ces balances antiques , & le SieurDuval, autrefois Interprète des Langues Orientales , dans quelques remar-ques qu’il a faites fur ce livre , dit que Jimilem huic Rome, in Capìtolio sa-crant servatamque vïdimus , & ad eam judicatos non legïûmì ponderls fanes ,fiscoque pontificlo addicíos , non abfqui œris inulcla,

Trutina est proprement la languette de la balance, qui marque l’égalicédu poids , ou plutôt, foramen intra quod ejì lingua bilancìs , ad quoi ejtexaminatio : quod etquilibrium ,equamentum , alìi libramentum vacant*

State ra étoit semblable à notre peson que l’on appelle une romaine S ,mais au lieu.de crochet qui porte le fardeau , il V avoit un bassin. Stateraunatn tantum kabet lancem , non duas fient lìbra. Cette Loi s en tend du posé-ment fait avec la romaine , ou fatera, comme il est nettement expliquépar ces termes œquâ lance, qui ne désignent qu’un bassin- Et même encoreà présent les Chinois, pour peser lot qu’ils donnent en poudre dans lecommerce, ne se servent que de petits pesons ou stateres d’ivoire , qui fontplus justes que toutes fortes de balances.

BALANCIER , Ouvrier qui fait les divers instrumens qui servent àpeser toutes fortes de marchandises , denrées , métaux , & autres choses quis’achetent ou se vendent au poids, ou dont on veut connoître la pesan-teur. Les mêmes Ouvriers font & vendent les divers poids de cuivre , de :fer, ou de plomb dont on se sert pour peser.

Les Balanciers font une Communauté établie à Paris en corps de Ju-rande pelle y est très ancienne , 8 c fou s la Jurisdiction privative des Offi-ciers de la Cour des Monnoies cette Jurisdiction a été d’abord attribuée.à la Chambre des Monnoies par Ordonnance de François I , du mois deMars 1540 , par la Déclaration du 1 8 Septembre suivant, & confirmée'à-la Cour par llEdit de Souveraineté du mois de Janvier OÍ [ > Lettres-Pa?