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«efpece de boète ouverte xlu cote de l’ouvrier. Cette boete s’appelle la caille :elle est faite de sapin ., & revetue en dedans de parchemin collé ; le parche-min collé, qui s’étend jusques furie marbre , n’en laisse appercevoir, aumilieu de la caisse., que la portion. La caisse est embrassée, du côté de l’ou-vrier , par une peau que l’ouvrier relève fur lui , & dont il se fait un tablierquand il travaille ; cette peau, ou tablier, reçoit les lavures. On entend,par les lavures les parties de matière qui se détachent d’elles-mêmes, ouqu’on détache des cauchers.
II faut que la surface du marbre & du marteau soit fort unie, sansquoi les cauchers, ou outils, & les feuilles d’or fer oient maculées. On batle premier caucher pendant une demie heure, en chassant du centre à lacirconférence, le retournant de teins en teins, & appliquant au marbre lasurface sur laquelle on frappoit, & frappant sur l’autre. Le marteau donton se sert dans cette opération , s’appelle marteau plat ou à dégrossir : il pesoquatorze à quinze livres, fa tête est ronde & tant soit peu convexe ; il aíîx pouces de haut , & va depuis fa tête jusqu’à son autre extrémité un peuen diminuant, ce qui le sait paroître cône tronqué : sa tête a cinq pou-ces de diamètre ou environ. L’ouvrier a l’attention de défourer de tems en,tems son caucher, 8c d’examiner en quel état sont les quartiers. II ne fautpas espérer qu’ils s’é tendent tous également : il en trouvera qui n’occupe-ront qu’une partie de l’étëndue du feuillet de vélin ; d’autres qui 1 occupe-ront toute entiere 5 d’autres qui déborderont : il pourra, s il le veut, oterìes avant deniers , 8c il fera bien d’ôter les derniers. 11 est évident qu’aprèscette soustraction le caucher sera moins épais, mais on empêchera les four-reaux detre lâches en insérant de petits morceaux de bois dans les côtés-entr’eux & le caucher.
On continuera de battre jusqu à ce qu’on ait amené les quartiers restansà l’étendue ou environ des feuilles de vélin qui les séparent : cela fait, lapremiere opération de la batte sera finie. Si on laissoit désaftleurer les quar-tiers au-delà des outils, ceux-ci pourroient en être gâtés.
Au sortir du premier caucher les quartiers font partagés en quatre partieségales avec le ciseau. On a donc deux cent vingt-quatre nouveaux quar-tiers , dont on forme un second caucher de la maniéré suivante,.
On met deux feuillets de parchemin, une douzaine de feuillets de vélinvuides ou d’emplures ; un quartier , un feuillet de vélin, &c ainsi de fuitejusqu’à cent douze inclusivement ; une douzaine d’emplures , deux feuilletsde parchemin deux autres feuillets de parchemin, une douzaine d’emplu-tes ; un quartier, un feuillet de vélin , 8c ainsi de fuite jusqu’à cent douzeinclusivement : douze emplures & deux feuillets de vélin,
Tome I t
Second Cau-cher.
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