§8 B A T
D’où Ton voít que le second caucher est double du premier , & qu’íl estséparé par le, milieu en deux parts distinguées par quatre feuillets de parche-min , dont deux finissent la premiere part, & lui appartiennent ; & deuxappartiennent à la seconde part, & la commencent. En un mot, il y a dans>le milieu du second caucher quatre feuillets de parchemin , entre vingt-quatre emplures de vélin , douze d’un côté & douze de l’autre. Au reste ,il n’y a pas d'autre différence entre le premier caucher & le second ; il ases deux fourreaux auffi , il ne s’enfoure pas différemment , & les feuilletsde vélin font de la même forme & de la même grandeur.
Ce second caucher en four e comme le premier, on le Bat de la mêmemaniéré avec le même marteau , & pendant le même tems que le premierobservant non-seulement d’opposer tantôt une des faces, tantôt l’autre aumarteau & au marbre j au marbre celle qui vient d’être opposée au mar-teau , au marteau celle qui vient d’être opposée au marbre j mais encorede défourer de tems en tems, de séparer les deux parts du caucher , áfin demettre en dedans la face de l’une Lc de l’autre part qui étoit en dehors, &en dehors celle qui étoit en dedans, & d’examiner attentivement quand lesquartiers désastleurent les outils j lorsque lès quartiers désafïïeurent les ou-tils , alors la seconde opération sera finie.
On désemplit le second caucher r pour cet effet on a à côté de soi léCaucher même j on écarté les deux parchemins & les emplures : on prendla premiere feuille d’or que l’on rencontre , & on i’étend fur un couffin j;on enlève le second feuillet de vélin , & on prend la seconde feuille d’orqu’on pose sur la premiere , mais de maniéré que lá seconde soit plus recu-lée- vers la gauche que la premiere ; on ôte un autre feuillet de vélin , &l’on prend une troisième feuille d’or que l’on étend fur la seconde ,, de ma-niéré que cette troisième soit plus avancée vers la droite que la seconde £en un mot on range' les feuilles en échelle: on fait en for te quelles ne sedébordent point, en haut, mais quelles fe débordent toutes à droite ou àgauche d’un demi pouce ou environ : puis avec un couteau d’acier émoussépar le bout , & à l’aitle d’une pince de bois léger , on les prend- toutesquatre à quatre, & on les coupe en quatre parties égales, ce qui donné'huit cent quatre-vingt-seize feuilles.
Quand cette division est faite, voici comment' on arrange' ces huit centquatre-vingt-seize feuillés : on laisse là les feuillets dé vélin : on prend'd’une autre matière qu’on appelle baudruche , & dont il fera parlé plus bas ,òn met deux feuillets de parchemin - , quinze emplures dé baudruche , une-feuillé d’or, un feuillet: de baudruche : une feuille d’or & un feuilles dei -baudruche, dc ainsi de fuite jusqu’à quatre cens- quarante-huic, inclusive-