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Pour cet effet « on se sert de la tenaille : on serre avec elle la moule parle coin, 8c Ion en serre les feuilles battues les unes après les autres, àl’aide de la pince de bois j on les pose sur le couffin ; on souffle dessus pourles étendre : on prend le couteau, fait d’un morceau de roseau - Q n coupeun morceau de la feuille en ligne droite. Ce côté de la feuille qui est coupéen ligne droite , se met exactement au fond du livret, ou quarteron, quela feuille déborde de tous les autres côtés : on continue de remplir ainíîle quarteron ; quand il est plein , on en prend un autre, & ainsi de fuite-Lorsque la moule est vuide ., on prend un couteau, 8c l’on enleve tout l’ex-cédent des feuilles d’or , qui paroît hors des quarterons ou livrets, 8c l’onemporte ce que le couteau a laissé avec un morceau de drap , qu’on appelle;frottoir..
Les quarterons font des livrets de viiìg-cinq feuilles quarrés : il y en ade deux fortes ; les uns, dont le côté est de trois pouces 8c demi, d’autres,dont le côté est de trois pouces trois quarts.
Quatre onces d’or donnent les cinquante-si-x quartiers avec lesquels ona commencé le travail. II y a eu, dans le cours du travail, tant en la-vures , qu’en rognures,,ou autrement, dix-sept gros de déchet: ainsi quatreonces moins dix-sept gros, pourroient fournir trois mille deux cens feuillesquarrées, chacune de trente-six- pouces de surface : mais elles ne les don-nent que de seize pouces en quarté j car les feuilles qui sortent de lwmoule, de trente-six pouces en quarté, s'enferment dans un quarteronde seize pouces en quarté : ainst l’on ne couvriroit qu une surface de qu.l-xante-un mille deux cens pouces quarrés avec quatre onces d’or , moinsdix-sepr gros, ou deux onces un gros ; mais on en pourroit couvrir unede cent quinze mille deux cens pouces quarrés.-
Pour avoir de bons cauchers , il faut choisir le meilleur vclin , le plusfin, le plus ferré & le plus uni : il n’y a pas d autre préparation à luidonner , que de le laver dans de l’eau froide , de le laisser sécher áTair,& de le passer au brun , ce qui est expliqué plus bas.
Quant a la baudruche ou cette pellicule qui se leve de desius le boyaude bœuf, c’est autre chose : elle vient d abord pleine d’inégalités & cou-verte de graisse : on enleve les inégalités, en passant légèrement fur laisurface le tranchant mousse d’un couteau j pour cet effet, on la colle fuirles montans verticaux d’une efpece de chevalet : le même instrument em-porte auffi la graille. Quand elle est bien égale & bien dégraissée-, ou1 humecte avec un peu d’eau ,,8c l’on applique Tunefur l’autre, deux peaux;de baudruche humides : l’humidité suffit pour les unir indivìsihlemenc-Le Batteur dor paye soixante-quinze livres, les. huit cens feuilles , o u en-
Quarterons.-
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