roi bât
viron ; cela est cher ) mais elles durent quatre mois, six mois : huit motsde travail continu les fatiguent, mais ne les usent pas.
Préparation Avant que de les employer, le Batteur d’or leur donne deux prépara-sse baudru- dons principales : l’une s’appelle le fonds, & l’aucre consiste à les faire suer.
II commence par celle-ci : elle consiste à en exprimer ce qui peut y resterde graille : pour cet effet, il met chaque feuille de baudruche entre deuxfeuillets de papier blanc , il en fait un assemblage considérable , qu’il batà grands coups de marteau : Peffort du marteau en fait sortir la graisse ,dont le papier se charge à l’instant. Donner le fond aux feuillets de bau-druche, c’est les humecter avec une éponge d’une infusion de canelle , demuscade, & autres ingrédiens chauds & aromatiques. If'ester de ce fondest dé les consolider & d’en resserrer les parties. Quand on leur a donnéle fond la premiere fois, on les laisse sécher à l’air, Sc on leur donne unsecond fond, en ajoutant un blanc d’œuf : on les laisse sécher de même,après quoi on humifie un livre de vélin , de forme in-folio , avec du vi-naigre ou du vin blanc , dans chaque feuillet duquel on place six feuillesde baudruche, qui s’y humilient, & qui ensuite sont tirées par les coins,par deux ouvriers, à l’esset ú’en Oter toutes les rides 5 ce qui les rend en-tièrement lisses : ce procédé s’appelle tirer les snalles. On les met ensuiteentre deux vélins , au nombre de quatre cens feuilles, & on les bat avecle même marteau à dégrossir : quand elles font seches, on les cadre à lagrandeur d’enyiron cinq pouces, ensuite on les met à la presse , & onles emploie.
Les Battenrs donnent en général le nom d’outil aux assemblages , soitde vélin , soit de baudruche ; & quand ces assemblages ont beaucoup tra-vaillé , ils disent qu’ils font las : alors ils cessent de s’en servir. Ils ontde grandes feuilles de papier blanc, qu’ils humectent, les uns de vinai-gre , les autres de vin blanc ; ils prennent les feuillets de baudruche las ;ils les mettent feuillets à feuillets , entre les feuilles de papier blanc pré-parées , ils les y laissent pendant trois à quatre heures ; quand ils s’apper-çoivent qu’ils ont assez pris fhumidité des papiers blancs , il$ les en re-tirent , Sc les distribuent dans un outil de parchemin, dont chaque feuil-let est un quarté dont le côté a douze pouces. Ils appellent cet outil Plane,Pour faire sécher les feuillets de baudruche enfermés entre ceux de la plane,ils battent avec le marteau la plane pendant un jour , puis ils les bru-Donner le lissent ou donnent le brun, c’est-à-dire qu’ils prennent du gypse ou debrun. ce fossile qu’on appelle Miroir £âne , qu’on tire des carrières de plâtre ,
qu’ils le font calciner, qu’ils le broient bien mince j ils en répandent furles feuillets de baudruche d’un & d’autre côté.