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nois d argent fin, & d’aiileurs voulant afFoiblir la monnaie, en diminuale titre de telle forte, qu’en 1348 , il fit faire de gros tournois d’argenr,appellés auffi blancs, qui n’étoient qu à fix deniers de loi , & qu il faisoitcependant valoir quinze deniers tournois.
Le Roi Jean fit faire, au commencement de fan régné,en 1350, 1351,des gros. tournois , qu 011 nomma blancs _, lesquels if croient qu a environquatre deniers de loi , & qui avaient cours pour huit deniers tournois. En1354, il fit faire les blancs à la couronne, qui valurent cinq deniers tour-nois , & depuis ce tems, ces especes qui n’étoient que de bas billon , tu-rent appellés simplement blancs. On ne fit presque point d’autre monnaiependant le régné du Roi Jean.
Sous Charles V, régné fous lequel les Monnoies furent mieux réglées >les blancs étaient fort distingués des gros tournois d’argent fin dont il estparlé ailleurs. Pendant tout son régné, ils furent à quatre deniers de loi ,de quatre-vingt-seize au marc, vafans cinq deniers tournois la piece.
Sous Charles VI 8 c fous Charles VII, on fie presque toujours des blancs■valans dix deniers la piece, & clés demi-blan.es qui n’en valaient quecinq.
Sous Charles VI, commencerent , au même tems que les ç’cus d’or ,les blancs & les demi blancs à l’écu, fi célébrés pendant ces regnes.
Charles VII fit faire une forte de grands blancs , qu’on appella Karoius>a cause de la lettre K qui étoit gravée sur certe «ìonnoie ; ces blancs va-laient dix deniers tournois , comme les autres.
Sur la fin du régné de Louis XI, pendant ceux de Charles VIII , deLouis XII & de François I, les grands blancs valurent douze deniers. Oufit à leur place une efpece de même valeur, qu’on appella douzains , dece qu’ils valaient douze deniers. Voyez douzains, &les Tables du Livre ,où font les dissérens titres, poids 8 c valeur des blancs.
BLANCHIMENT , en terme de Monnaie, est une préparation quel’on donne aux flaons , afin qu’ils aient de l’éclat & du brillant, en sortantdu balancier,
Cette préparation se fait, en mettant recuire les flaons d’argent, ou piecesd’orfévrerie , dans une efpece de poêle quarrée, fans manche , faite de tôle,en maniéré de réverbère, c’est-à-dire en forte que la flamme passe par-def-íus la poêle. les pieces suffisamment recuites, 8 c ensuite refroidies , femettent successivement bouillir dans deux autres poêles semblables , quifont de cuivre , qu’on nomme bouilloirs, dans lesquels il y a de l’eau , dusel commun , & à tartre de Montpellier 3 enfin , quand les pieces ontété essori'ées de cette premiers çau» dans un crible de cuivre , on jette des-Tome I. Q