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Tome premier.
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tíi B L A

íus da fabîon 8c cîe l’eau fraîche, après quoi on les essuie avec des tor-chons , quand elles font bien seches.

Une autre façon de donner les blanchirnens , consiste à mettre les flaons,après qu’ils ont été recuits dans un grand vaisseau rempli d’eau commune8c de quelques onces d’eau forte, mais avec différentes proportions pourl ot & pour l’argent. Pour l’or , il faut huit onces d’eau forte , & pour l’ar-gent, seulement six onces par chaque seau d’eau. On ne se sert presqueplus de ce blanchiment, parceque les frais en font plus grands , 8c que l’eauforte diminue quelque chose de l’argent. Les ouvriers l’appeilent tire-poil,d cause qu’il semble tirer a u-dehors ce que les métaux ont de plus vif.

On donne de même le blanchiment aux ouvrages d’orfévrerie qu’on veutavoir martes, ou dont on ne veut seulement brunir que certains endroits.

Blanchiment se dit aussi de l’attelier où se blanchissent les faons dansles Hôtels des Monnoies , & l’orfévrerie chez les Orfèvres.

BLANCHIR L’ARGENT , c’est le faire bouillir dans de l’eau fortemêlée avec de l’eau commune , ou seulement de l’eau dans laquelle on afait dissoudre de 1 alun. Les Ouvriers en médailles & en monnoie sablon-nent tous les faons, 8c les frottent dans un crible de fer, pour en ôter■les barbes. Voyez Blanchiment.

BLANCHIR , en terme d’Orfevre en grosserie, c’est mettre un morceaud’orfévrerie dans de l’eau seconde , pour le délivrer des ordures qui empê-cheroientde le polir, 8c de recevoir tout l’éclat dont la matière est suscep-tible. On blanchit encore en Allemagne , avec de l’alun bouilli dans del’eau , ou même de ia gravelle & du íel mesuré par portion égale - 7 maisce blanchiment ne peut servir en France , où l’argent est monté à un titrebeaucoup plus haut qu’en Allemagne.

BLANK. Monnoie fictive , qui est d’usage pour les comptes en Hollande,où il vaut six duytes , ou un fol & demi argent de France.

BLANKIL. Petire Monnoie d’argent de billon , qui a cours dans lesRoyaumes de Fez & de Maroc, & qui vaut environ deux fols six deniers 9argent de France.

ÊLARE. Petire monnoie, qui se fabrique à Berne en Suisïè, évaluéeà deux fols un denier, argent de France.

BLEUIR UN MÉTAL. C’est l’échausser jufqu’à ce qu’ìl prenne une cou-leur bleue j ce que pratiquent les Doreurs qui bleuissent leurs ouvrages d’a-cier, avant que d’y appliquer les feuilles d’or ou d’argent.

BOESSE, est un instrument de plusieurs fils de léton joints ensembleen forme de brosse ronde, avec lesquels on ébarbe , dans les Hôtels desMonnoies, les lames dor, d argent 8c de cuivre, au sortit des moules 3pour les mettre en eut d etre passées au dégrossi 8c au laminoir.