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Tome premier.
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me après les chertés considérables, 1 abondance ne ratnene que très lente-ment les anciens prix.

Ce passage est donc réellement très désavantageux au commerce , mais ilti’a point de suites ultérieures. Observons encore que l’Etrangerqui doit, netient point compte des diminutions , 8 c que cependant le Négociant est obli-gé de payer ses dettes fur le pied établi par la loi. II en resulte des faillites& un grand discrédit général.

C’est donc la crainte seule des diminutions qui a enfanté cette espece demaxime fausse en elle-même , que notre argent doit être bas.

La vérité est qu’il est important de le laisser tel qu'il se trouve : que parmiles prospérités de la France, elle doit compter principalement la stabilitéactuelle des monnoies.

ESPECES ALTÉRÉES, font celles où il y a quelque déchet 8 c diminu-tion faite exprès & à mauvaise intention-, comme l’altération qu’on fait auxespeces d or par le moyen de l’eau régale, Sc à celles d’argent en les trem-pant dans de l’eau-forte.

ESPECES DE MAUVAIS ALLOI, font celles qui ne font pas au titreprescrit par la loi.

ESPECES DÉCRIÉES , sont celles que le Prince a défendu être reçuesdans le commerce.

ESPECES ÉTRANGÈRES , font celles qui font fabriquées dans les Etats8 c Royaumes étrangers. L’abondance des macieres d or & d argent ayant tou-jours été regardée comme un des objets le plus interressant dans un Etat, undes moyens les plus propres à la procurer dans le Royaume étoit de permet-tre le commerce Sc même la fonte des piastres Sc des réaux : le Roi, par Arrêtdu Conseil du 4 Novembre 1717 , donna cette permission, 8 c voulant deplus en plus augmenter cette abondance si utile , faciliter le travail des Ma-nufactures Sc donner aux Commerçans une nouvelle preuve de fa protec-tion, Sa Majesté jugea que la liberté du commerce de toutes les matières d’orSc d’argent, même des especes fabriquées dans les Pays étrangers , étoit unedes voies les plus sures pour y parvenir , en conséquence elle a ordonné parDéclaration donnée à Fontainebleau le 7 Octobre 17 5 j, registtrée en la Courdes Monnoies le 14 des mêmes mois Sc an.

AiiTicte premier.

» Que dorefnavant il soit permis à tous Marchands, Banquiers Sc Négo-

cians, de faire librement & fans aucune espece de restriction le commerce« de toutes les matières d or 8 c d’argent, même des especes étrangères , fans» que pour raison de ce, aucun des Sujets de S.M. puisse être inquiété:V pourquoi défend Sa Majesté aux Officiers de ses Cours des Monnoies ou

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