t A-1
49 *
d’un bon pouce, à la réserve d’un petit endroit'à Tua des bouts-de la lon-gueur ou il y a une petite ouverture appellée le jet du moule pour recevoir lesmatières fondues : il y a deux planches pour chaque moule , un lien dë boisen façon de petit cadre appelléô serre, & des coins de bois pour enfoncer en-tre la ferre & les planches, pour tenir le moule en état, que l’on prépare'ainsi qu’il fuit.
On prend du fable à mouler, qu’on fait sécher dans un vaisseau de cuivre‘appellée bouilloir , pour en chaiïer la plus grande humidité, parceque la gran-de fraîcheur feroit pétiller l’or & Targent dans le moule ; enforte que les la-mes deviendraient creuses & venteuses, & par conséquent inutiles : on estaussi obligé de mêler du fable nouveau avec le vieux, pour le rafraîchir &mêmed’y jetter un peud’eauchaque fois que l’on démoule, pour Thumectër& lui donner ainsi plus de liaison, parceque fans cela les lames deviendraienttoutes sablées.
On pose l’une des planches du nioule fur la caisse où est le fable j òn rnetl’un des châssis fur la planche, & on pose des lames en distance égale, fusla longueur de la planche en dedans du châssis. Ces lames appeîlées modeleSfont de cuivre , longues d’environ quinze pouces , & à peu-près de l’épaiíleurdes efpeces à fabriquer ; on en met huit pour faire des lames de louis d’or ,dix pour les demi louis d’or, cinq pour les écus , six pour les demi écus, &c.On couvre ces modelés de fable , on en emplit le châssis, on le foule avec lespoings , on le bat ensuite avec une batte de bois , St on le ratisse par-dessus ,enforte que la planche puisse tenir le'fable également par-tout.
Quand on a posé la planche fur le fable, on retourne le châssis, enforteque la planche qui étoit d’abord au-dessous fe trouve au-dessus. On leve cetteplanche, & on découvre ainsi les modelés qui ont fait lent empreinte dánsle fable.
On pose après cela Tau tre châssis, on les emboîte ensemble paf le moyen*des chevilles qui font fur Tépaisseur de l’un , & des trous qui fort t' dans l’é-paisseurde l’autre à Tendrait des chevilles j on remplit ce second châssis defable , on foule le fable avec les poings, on le bat avec la batte' de bois , LLon le ratisse bien , afin que la planche qu’on doit mettre dessus pùisse tôni'r'lë fable également par tout.
On ouvre après cela le châssis, 8é on découvre les modelés qui oh f fait'leur empreinte dans le fable du premier châssis : on retire ces modelés adroi-tement, & comme les arrêtes deS modelés font adoucies d’un côté, on lest
leve facilement fans que les empreintes en soient endommagées ; quand ilsont été levés, on jette de la farine aux endroits des empreintes, pour faireenforte que les matières dor ou d’argent ne s attachent pas au fable : on nefe. fer t .pas pour cela de farine ordinaire , qui n’y est pas propre , mais on ém-
Q ss q n