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ploie de celle qu’on appelle folle farine, ou bien du poudrer de charbon passéau tamis , ou dans un nouer de toile.
On rejoint après cela les deux chaffîs de forte qu’ils fe trouvent entre deuxplanches , on met la ferre par-deffus , & on enfonce des coins de bois entrela ferre & les planches , pour tenir le moule en état ; alors on le pose à terrefur un des bouts de fa longueur , de maniéré que le jet qui est à l’autre bout,foi t en évidence ; quand les matières d’argent ont été bien braisées , on prendune cuiller dont le manche de six pieds de long est de bois par le bout, Scdont le cuilleron est de fer d’un bon demi pied de diamètre , & prefqu’au-tant de profondeur : on fait rougir ce cuilleron : on fe sert de la cuillerpour retirer les matières d’argent du creuset, on les jette par le goulot qui estau cuilleron dans le jet du moule , & en coulant , l’argent remplit les creuxdes empreintes des modelés dont il prend la figure, & c’est ce qu’on appellej mer en lames.
Matières Al’égard des matières d’or en bain, on ne les retire pas avec une cuillerd 01 - comme l’argent, mais on retire le creuset du fourneau , avec des tenailles en
maniéré de croisant par le bouc. pour mieux embra'ìer & serrer le creuzeton le verse par le jet du moule, Sc en coulant elles remplissent les creux desempreintes des modelés dont elles prennent la figure, ce qui s'appelle aussije t ter en lames.
On jette l’oren lames dès qu’il est en bain, parceque le creuset de terre nepourroit soutenir la violence du feu pendant le rems qu’il faut employerpour faire l estai prescrit par l’Ordonnance de 1511 , afin que si l’or se trouveplus haut, ou plus bas que le titre des efpeces à fabriquer, il soit refondu avecde l’or plus fin , ou de l’alliage.
Il n en est pas de même des matières d’argent, on ne les [erre pas en lamesaussitôt qu elles font fondues , parcequ’on les fond dans des creusets de fer ,& comme ces sortes de creusets peuvent soutenir la violence du feu , pendantle tems qu il faut employer à faire f estai requis par la même Ordonnante de1511, & meme pendant plusieurs jours s’il éroit nécessaire , l Estayeur riredu creuset quelques goûtes des matières en bain pour en faire estai., & celas’appelle faire estai en brin, ou estyer la goûte.
On en agit ainsi pour éviter de refondre les lames qu’on auroit faires , si.l’argent fe trouvoit au-destus ou au-destous du titre des efpeces á ■ fabriquer j,parcequon n’a qu’à jetter de l’argent plus sin , ou de l’alhage dans le creuserpour mettre la fonte au titre qu elle doit être Lorsque l’argent s’est trouvéau titre , on le jette aussitôt en lames , comme on l’a dit ci-dessus.
Matkres de ^ es mat ïeres de cuivre en bain , fe jettent aussi en lames de la même ma-eaiyre. mere que celles d or & d argent. Quand le Fondeur s’apperçoit qu’à peu-prèsles lames íopc refroidies dans les châssis, on les démonte , on enleve les la--