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On se sert du noyau dans les Statues, pour en diminuer le poids & en épar-gner le métal : dans les cloches il occupe tout le dedans, & conserve ce vuiaeou se suspend le battant & qui leur donne le son : dans les pieees d’attillene ysi ce font des canons , il fait ce canal intérieur , qui perçant depuis la bou-che jusqu’á la culaíTe , sert à les charger ; si ce sont des mortiers , il ménagéle lieu où se met la bombe, & la chambre où se met la poudre.
La cire est la représentation de la Statue , telle qu’on veut qu’elle soit enbronze au sortir du moule j ce qui s’entend aussi pour les autres ouvragesque l’on destine à la fonte, & où la cire a coutume d’êrre employée. Si ce fontdes ouvrages de sculpture , la cire doit être toute de la main du Sculpteur, quila travaille ordinairement sur le noyau même : on peut néanmoins k tra-vailler à part dans des creux moulés fur le modele qu’on arrange ensuitesur la grille, & autour des barres de fer 5 remplissant le vuide qui reste aumilieu avec du plâtre 8c de la brique liquide , ce qui forme le noyau à me-sure que le Sculpteur éleveses cires encore enfermées dans les chapes.
Quand la cire qui doit être de l’épaisseur qu’on veut donner au métal estachevée & bien réparée , on y attache du haut en bas , & toujours perpendi-culairement des tuyaux auffi de cire qui fervent à faire les jets & les évents 5les jets pour porter le métal à toutes les parties de l’ouvrage, & les éventapour donner istue à l’air qui cauferoit de grands désordres dans les cavités 9 .s’il s’y tromvoit enfermé quand le métal enflammé Sc liquide y tombe avecimpétuosité.
L’ouvrage en cet état n’a plus besoin que d’être couvert de sa chape.
11 ne faut pas oublier que c’est fur le poids de la cire qui a été employéesque se proportionne celui'du métal , en mettant dix livres de ce dernierpour chaque livre de l’autre , & en y ajoutant quelques-unes de plus pour ledéchet, suivant la grandeur de l’ouvrage.
La chape est une espece d’enduit ou de croûte donr on couvre route lacire , 8c qui étant d’une matière molle & même d’abord liquide, en prend.Sc en conserve l’empreinte Sc les contours qu’elle doit ensuite communiquerau métal, quand il prend la place de la cire entre la chape Sc le noyau.
La matière dont on fait cet enduit, change à mesure qu’on met différentescouches. D’abord c’est une composition de potée Sc de ciment de vieuxcreusets bien broyés Sc bien tamisés , à qui l’on donne avec de l’eau la con-sistance des couleurs propres à peindre, auffi se sert-on du pinceau pourl’appliquer à sept ou huit reprises, mais jamais que les premieres couchesne soient parfaitemntíéches.
A cette premiere impression en succédé une autre, Sc encore une troisièmeauffi au pinceau : la seconde impression se fait en ajoutant à la premiere com-position , de la terre franche Sc de la fiente de cheval ,1a troisième feulement•avec de la fiente de cheval Sc la terre franche.