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Tome premier.
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L A R L A V ^7

Savary, de douze fols, monnoie de France, quoique la valeur Intrinsèquedu larin espece courante, ne soit que d’onze sols trois deniers.

Le larin, ainsi nommé de la Ville de Lar capitale de la Caramanie dé-serte , où l’on en a d’abord fabriqué , est d’argent, d’un titre plus haut querécit de France. Sa figure est singulière ; c’estunfil rond de la longueur d’untravers de pouce , de la grosseur du tuyau d’une plume à écrire, plié en deux,Sc un peu plus applatti pour recevoir l’empreinte de quelques caractèresPersans ou Arabes , qui lui tiennent lieu du coin du Prince ; il y a aussi deslarins frappés aux différens coins des Emirs qui les font fabriquer. Ondonne pour le larin depuis 105 jusqu à 108 basatucos, petite monnoie desIndes.

Quoique le larin,, comme on l’a dit ci-dessus , ne vaille véritablement queonze fols trois deniers, il a cours pour douze fols, & l’on n’en donne quecinq pour l’écu de France. Cette différence de trois fols neuf deniers, vient,suivant les Voyageurs , de ce que les Emirs ou Princes Arabes, dans lesEtats desquels les nouveaux larins font fabriqués, retiennent neuf denierspar larins pour leur droit de monnoyage : aussi ne voit-on presque que devieux larins qui font plus estimés que les nouveaux.

En Perse les larins sont reçus fur le pied de deux chayés 8 c demi, ce quirevient à leur valeur intrinsèque de onze sols trois deniers.

Huit larins font un or ou hor , & dix hors font un roman de Perse qui vaut4j à 46 liv.

Les larins ont présentement beaucoup plus de cours dans le Golfe Persi-que , le long de celui de Catnbaye , & dans quelques lieux voisins de cesdeux Golfes , que par-tour ailleurs.

Quand autrefois ils étoient reçus par tout l’Orient, la monnoie de comptele plus en usage étoit le larin. On s’en sert encore dans tous les lieux oùcette espece est une monnoie courante, & même dans quelques lieux desIndes, où l’on ne voit plus de larins en especes.

LARRES, monnoie dont on se sert aux Indes : cinq serrés font unepiastre.

LAVER AU PLAT, terme de monnoyage , c’est laver dans un plateauon bassin de bois , les cendres, balayeures & autres choses semblables pouren tirer les plus gros morceaux d’or ou d’argent qui y sont mêlés. VoyezLavures.

LAVURES, terme usité dans les Monnoies, chez les Orfèvres, & autrestravaillans en or 8 c en argent : ce sont les particules d’or & d’argent quel’on retire des cendres, terres & balayeures en les lavant à plusieurs re-prises , ou en les faisant paffer dans cette elpece de envier qu’on appellemoulin aux lavures.

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