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Tome second.
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MON j 49

Mon noies, on marquoit le nom de la nouvelle Monnaie, l’aloi > cest-a-dire,combien il devoir y avoir de parties d’argent , la moitié, le tiers, le quart,

&c. la taille &r le poids des espèces, c’est-à-dire , combien il devoir y avoirde pieces au marc ; la valeur de chacune de ces espèces, le pied de Monnoielur lequel on devoir fabriquer, qui s’exprimoit ainsi, Monnoie 20 e . 30 e .

38 e . 40 e . 60 e . Sec. le prix que devoir avoir le marc d’argent monnoyé 3 quel-quefois on ne le marquoit pas expressément ; ensin , le prix des espèces dé-criées , lequel étoit différent à proportion de l’aloi de ces espèces.

Prenons pour exemple le Mandement du 2 3 Novembre 1356, qui contientla manière dont toutes ces choses éroient exprimees ordinairement.

II y est dit, que l’on fabriquera íur le pied de Monnoie 48 e . de gros de-niers blancs à 4 deniers de loi , dit & nommé argent-le-Roi, & de 6 fols 8den. de poids au marc de Paris,- qui auront cours pour 12 deniers tournois lapiece.en tirant de chacun marc d’argent 1 2 liî. tournois, & que l’on don-

nera aux Changeurs & Marchands 7 livres 8 fols tournois de chaque marcallayé à 4 deniers de loi duclit argent-le-Roi, & 7 livres tournois de l’argentallayé au-dessous de 4 deniers.

Nous remarquons trois choses à expliquer dans ces Mandemens 3 i°. l’ex-preilion singulière dont 011 se servait pour marquer le nombre de pieces qu’ildevoir y avoir au marc.

2 0 . Le pied de Monnoie quarante-huitiéme.

3 °. La maniéré dont on pouvait connaître le prix du marc d’argent monnoyé,lorsqu il n etoit pas marqué.

Au lieu de marquer simplement le nombre de pieces qu’il devoir y avoirau marc, on le désignait par un compte de fols &c de deniers ; & pour con-noître ce nombre de pièces , il falìoit réduire ces fols en deniers : cette lé- Boizard,duction faite , il y avoir autant de pieces de Monnoie au marc, qu’il se trou- ^ 01 ‘voit de deniers 3 ainsi, dans le Mandement du 2 3 Novembre x 3 5 6 , il est ditque les gros deniers blancs feront fabriques à 6 fols 8 deniers de poids aumarc, c’est-à-dire, qu’il y aura 80 pieces au marc, parce que 6 fols valent72 deniers, auxquels, si on ajoute 8 deniers, il s’en trouvera 80. On ne fçait Glossaire dcquelle a été l’origine de cette maniéré de compter, qui est si ancienne que Ducangc, p.dans une Charte d’Alphonse, Comte de Toulouse , frété de S. Louis , il y TolosanT^est parlé d’une Monnoie du poids de 14 fols & demi.

L’explication du pied de la Monnoie, lequel étoit exprimé par ces termes,

Monnoie 30 e . 40 e . &c. demande une plus longue discussion.

'* 11 faut poser pour fondement , que Monnoie première, que d'autres

* Cette explication est tirée d'tin Mémoire écrit de la main de M. Peircíc , & trouvédans ses papiers , que M. Ducange a fait imprimer dans son Glollairc Latin , au mot Moneta ,doù M.Boizard l'a faus doute tirée pour l’inséier dans son Traité des Mounoics,ch,z$. p. 2-?4.