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s’il avoit fait cs prêt lorsqae l’argent étoit à n livres , & qu’on le payoitlorsqu’il ne valoir plus que 6 livres : c ctoit la même chose pour les débiteurs.
Pour remédier à ces inconvénìens, le Public s’étoit accoutumé à ne pluscontracter à livres & à fols ; mais à marcs d’or ou d’argent, à florins ou autresespèces, c’est-à-dire, on ne disoit pas, je vous prête cinquante livres en Mon-noies courantes , & vous me rendrez dans un certain tems cinquante livresen Monnoies qui auront cours alors j mais je vous prête tant de marcs d’or&c d’argent, Sc vous m’en rendrez autant 3 je vous prête une certaine quantitéde florins ou de bons gros tournois, Sc vous m’en rendrez le même nombreen nature. Ces sortes de contrats étoient une des raisons pour lesquelles lePublic conservoit dans le commerce les Monnoies décriées ; on en avoir be-soin pour remplir les engagemeus que l’on avoit pris, loríqu’cn empruntantune c utaine quantité d’espèces courantes, on s’ctoit obligé de les rendre ennature. Ce fut apparemment pour lc\ er l’obstacle que ces conventions nppor-toient à l’obíervation des Mandemens qui décrioient de certaines espèces,qu’il fut défendu par l’Art. 111. de l’Ordonnance du 1 1 Mars iz; 6 , de fairedes marchés Sc des contrats au denier d'or au mouton , ne à d'autres Mon-noies d'or & d’argent ; mais feulement à fols & à livres , payables en Monnoiesqui auront cours , (ì ce nef dans le cas des prêts sérieux & véritables , d’ desdépôts. Les parties qui paífoient de ces actes prohibés , Sc les Notaires qui lesrecevoient, dévoient être mis à l’amende.
12°. Le dérangement des Monnoies provenoit en partie de la malversationdes Gflìciers qui en étoient chargés, Sc du peu de foin qu’on avoit de leurfaire rendre leurs comptes : il est dit dans le Mandement du 27 Septembre1361 , que les Maîtres particuliers dévoient on nombre excessif de comptes»Sc qu’il y avoit plus de quatorze ans que les Généraux Maîtres des Monnoiesn’avoient compté des b ocres.
13 0 . Le Roi Jean, après la paix de Bretigny , étant revenu d’Angleterredans son Royaume, s’appliqua à réparer tous les désordres que la guerre yavoit causés : la Monnoie étoit un objet trop important pour ne pas attirertoute son attention j il la réduisit à son juste prix, Sc l’y maintint : on trouveà ce sujet dans le Mandement du 3 Mars 1361 , un passage singulier , quimente d’etre rapporté : -, Nos bonnes Monnoies d’or Sc d’argent nos avonsn mises à si convenable Sc juste prix , que nous n’y prenons aucun prouffit,„ lequel nous y pourrions prendre , se il nous plaisoit, mais nous voulons« que icelui proustit demeure à notre Peuple : Sc se aucun vouloir aller en» Jérusalem , ou ailleurs en lointain pays, si ne pouvoit-il porter meilleure-- Monnoie, ne à meilleur prix, ne où il peust moins perdre, se elles étoient» despeciées, ou brisées.'
14°. Dans les Mandemens qui ordonnoiçnt une nouvelle fabrication de
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