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comme le cuivre & l’alliage sont comptés pour rien , ìl ne devoir valoir que4 livres, qui est le tiers de 12 liv. à quoi avoir été fixé le prix du marc d’argentmonnoyé, en le supposant argent-le-Roi.
C’est en vertu de cette même supposition , qu’il est dit dans ce Mande-ment, que ces gros deniers blancs, qui réellement Sc dans le fait ne furentfabriqués que fur le pied de Monnoie seizième, seroient fabriqués fur le piedde Monnoie quarante huitiéme, conformément à l’explication donnée ci-des-sus, de ce que l’on doit entendre par pied de Monnoie.
20°. Lorsque dans les Mandemens on ordonnoit une fabrication de nou-velles espèces, on fupprimoit ordinairement celles qui avoient cours aupara-vant j on ordonnoit qu elles seroient portées aux Hotels des Monnoies, Sc onfixoit le prix qu'on devoir en donner ; quelquefois auíli on donnoit des Man-demens uniquement pour augmenter ce prix , mais en le fixant dans ces deuxcas : on supposoit aulli que ces Monnoies décriées croient d’argent-le-Roi ; Scainsi pour connoître le prix réel & effectif qu on en donnoit, il falloir réduirecelui qui étoit porté par le Mandement, à proportion de l’aloi de ces espècesdécriées j par exemple , dans le Mandement du ; o Août 1356', il est dit quel’on donnera aux Hôtels des Monnoies 7 livres de l’argent allayé à 3 deniersde loi, & 7 livres 11 fols de l’argent allayé à 12 deniers ou environ.
Le principe que nous venons d’établir explique une chose qui paroît d’abordinconcevable dans ce Mandement : l’argent à 12 deniers d’argent-le-Roi est,comme nous lavons dit plus haut , de largeur qui est presque au plus hauttitre ou l’on falmquoit alors : l’argent à 3 deniers de loi est de l’argent oùil n y a réellement qu un quart d’argent, & les trois quarts d’alliage j commentse peut-il donc faire qu un marc d espèces à n deniers d’argent-le-Roi nevaille que 12 fols de plus qu’un marc d’espèces où il n’y a qu’un quart d’ar-gent ? En voici la raison j c’est que le marc d espcces a 12 deniers d’argent-le-Roi valoir réellement 7 hv. 12 fols, au lieu que le marc d espcces, ou iln’y avoir qu’un quart d’argent : , ne valoir pas réellement 7 livres, comme leporte le Mandement, mais feulement le quart de 7 livres, c’est-à-dire, 1 liv.15 fols.
Par exemple, dans le Mandement déja cité du 23 Novembre 1356, onordonne la fabrication de gros deniers blancs à 4 deniers de loi, de 80 piecesau marc, dont chacune valoir 1 2 deniers ; le prix réel de ce marc monnoyéétoit 4 livres, parce que dans ce marc monnoyé il n’y avoir réellement quele tiers d’un marc d’argent-le-Roi , qui , par ce Mandement, étoit fixé àr 2 livres.
Par ce même Mandement, il est dit que l’on donnera à la Monnoie 7 liv.8 fols du marc d’espèces décriées à 4 den. de loi ; ce marc d’espèces décriéesn ayant réellement que le riers d’un marc d’argent-le-Roi, il faut réduire sonTome II, y