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Tome second.
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MON

prix au tiers de 7 liv. 8 fols, c'est-à-dire, à 2 liv. 9 íols 4 deniers, ce quifait, à une légère fraction près, les { de 4 livres , prix réel du marc d’argentmonnoyé 5 si l’on suppose que ces espèces décriées font d’argent-le-Roi, alorsle prix du marc fera de 7 liv. 8 fols; ce qui fait auiìi, à une légere fractionprès , les {de 12 livres, prix donné par ce Mandement au marc d’argent-le-Roi monnoyé 5 voilà donc encore une nouvelle preuve du rapport exact quiétoit entre les deux prix que l’on donnoit au même marc d’argent monnoyéou en billon : ce calcul prouve que par cette nouvelle fabrication d’eípèces,le Roi gagna { fur chaque marc d’argent.

Nous ajouterons encore que ceux qui fuioient les calculs des prix des marcsd’argent monnoyé ou en billon , pour être mis dans les Mandemens, fe trom-poient quelquefois ; peut-être aulìì faut-il imputer ces erreurs à ceux qui ontcopié les Mandemens5 on en voit des exemples dans le Blanc, pag. 204.

zx°. Lorsque dans les Mandemens on fixoit le prix du marc d’argent mon-noyé, on fe servait de ces termes, En tirant de chacun marc d'argent 12 liv .tournois , ou 14 ou 1$ livres ; cela vouloir dire que le marc d’argent valoic12 liv. tournois, ou 14 ou 15 liv.

22 0 . Reste à expliquer ce qui fe trouve dans plusieurs Mandemens fur lesMonnoies, dans lesquels il est dit que lorsque les Changeurs & Marchandsapporteront aux Hôtels des Monnoies du billon de plus liante loi que cellefur le pied de laquelle on fabriquera alors , le cuivre qui fera néceíïaire pourcette fabrication ne fera point payé par eux, mais acheté aux dépens duRoi.

Pour entendre ceci, il fuit fe rappelles que lorsque des Monnoies étoientclécriées, les Changeurs les achetoient & les portoient aux Hôtels des Mon-noies , où elles étoient fondues pour être employées à la fabrication de nou-velles espèces, & que l’on ne confondoit point dans ces Hôtels des Monnoiesle billon apporté par tous les Changeurs ; mais que l’on mettoit à part celuique chaque Changeur avoit apporté, & que l’on fabriquoit de nouvelles es-pèces avec lesquelles on lui en payoit la valeur.

Cela supposé, lorsque l’aloi des Monnoies étoit diminué; par exemple,lorfqu’on décrioit des Monnoies qui étoient à 4 deniers de loi, c’est-à-dire,où il y avoit les deux tiers d’alliage, pour en fabriquer à 3 deniers de loi,c’est-à-dire, où il y avoit les trois quarts d’alliage , & que l’on fondoit ces.Monnoies décriées apportées par les Changeurs, il íalloit, pour en fabriquerde nouvelles, y ajouter une partie d’alliage ou de cuivre cgale à la distcrencequi est entre les deux tiers & les trois quarts ; comme l’on fabriquoit enquelque forte pour le compte des Changeurs, naturellement ils auroient dûpayer ce cuivre ; mais ordinairement il étoit dit dans les Mandemens qu’ilíçïoìc achete aux dépens du Roi ; quelquefois cependant il étoit ordonné que