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Première partie.
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XI
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PREFACE.

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Paris , pour retourner dans la Basse-Bretagne, 6 c quelque tems après D. Tou-ílain ayant été déchargé de l’édition du Glossaire , la gloire de le faireqiaroîtresembla réservée à D. Maur d’Antine. II s y livra avec tant d’application & desuccès , que dès Tannée 173 3 , les quatre premiers Volumes parurent. Ils furentreçus avec un applaudissement général du public, qui fit le même accueil Tannéesuivante au cinquième. Cette même année D. Maur fut obligé de quitter Paris ,6 c de se retirer a Pontoiíe.

II reíloitencore un VI e Volume du Dictionnaire de Du Cange à donner, maisil y avoir mis la derniere main , ôc il le laissa prêt d être mis fous la Presse entreles mains d’un Religieux, alors son compagnon & son associé à cet ouvrage , quicontinua Timprellìon pendant son absence. D. Maur avoir fait de nouvelles re-cherches , & formé un recueil capable de servir de Supplément à ce Dictionnaire.Jusqu’à présent ces collections n ont point vu le jour, 6 c font demeurées entre lesmains de ce même Associé , qui eut foin de les recueillir au départ de D. Maur.Si jamais il les donne au public, il a trop d’cquité, pour n en pas taire honneur àcelui de qui il les tient.

Dom Maur, dans fa retraite de Pontoife , maître de tout son tems, s’appliquaà un autre genre d’étude plus conforme a son inclination, 6 c il fe donna toutentier à la méditation des Livres saints, fur tout de cette partie dc’ TEcriture,que TEglife a consacrée dans ses Offices pour chanter les louanges du Seigneur.Letude qu’il fit de ces saints Cantiques, lui fit naître le dessein d’en faire unetraduction fur la langue originale, 6 c il Texécuta. Ayant été rappelle de Pontoifeà Paris Tan 1737 , pour travailler avec D. Bouquet au grand ouvrage de la col-lection des Hiitoriens de France : il fit imprimer en 173 8 , fa traduction des Pleau-mes fur l’Hebreu, avec des notes tirées de TEcriture 6 c des Peres , pour en faci-liter Tintelligence. La rapidité avec laquelle cette traduction fut enlevée auífi tôtqu’elle parut, Tobligea d’en donner une seconde édition Tan 1739. Le succès decette seconde édition ayant été pareil à celui dc la premiere, il en donna une troi-sième Tan 1740. Enfin ces trois éditions nc suffisant point pour satisfaire l’avi-dité du public, il méditoit encore d’en donner une quatrième, fous une nou-velle forme , lorsque la mort Ta enlevé. Mais le public ne sera pas pour celaprivé de cette édition ; un digne ami de D. Maur a ses papiers, 6 c en fera unbon usage.

Le goût que D. Maur avoir prisa ce genre d’étude, ne lui permît presque plusde s’appliquej: à autre chose, & priva D. Bouquet d’un secours qu’il en attendoit.Ce n’est point cependant que D. Maur regardâtjcette occupation comme contraireà Tesprit de son état ; il n’ignorcit point, que de tout tems l’étude de THiftoireavoir été cultivée dans TOrdre de saint Benoit: les vénérables Bede, les MatthieuParis, les Lambert de Schafnabourg, les Hugue de Flavigni, les Sigebert, les Ode-ric Vital, 6 ù tant d'autres de différentes nations, en font la preuve. Quelle est eneffet la. nation , comme le remarque le P Mabillon, cjui n'ait cle grandes obli-gations aux Moines pour ce qui regarde /’Histoire ? Un célébré Anglois Protestant