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Nous inférons de ces fréquens changemens qu’on n’a pas toujours remontréjuste lorsque l’on a cherché à se mettre en proportion avec ses voisins.
4°. Lorsque le louis d'or valut 11 liv. 51'. & l’ccu blanc 3 livres , on gar-dait en France une proportion quinzième Sc un quart, qui étoit la plus hautequ’il y ait jamais eu jusqu alors.
5 0 . Lorsqu’en 1641 - LouisXIII voulut faire convertir les Monnoies étran-gères qui avoient cours en France en d’autres espèces qui portassent son effigie ;il fit assembler ce qu’il y avoir de plus habiles gens à Paris en fait de Monnoies,pour avoir leurs avis fur la proportion qu’on devoir observer entre l’or & Tan-gent ; on fit ensuite des estais de toutes les Monnoies des voisins, en présencedes principaux Ministres d’Etat, pour connoître quelle étoit leur proportion.
Par ces estais on trouva que l’Allemagne & Milan gardoient la proportiondouzième , c’est-à-dire, qu’ils donnoient douze marcs d’argent pour un marcd’or.
La Flandre & les Pays-lîas , la douzième
L’Angleterre , la treizième & ~.
L’Espagnela treizième & ce qui se trouva conforme aux Ordonnances dechaque pays.
On considéra que la France étant au milieu de ces Etats, étoit comme le cen-tre & la source de leur commerce ; qu’étant obligé de prendre chez elle pres-que toutes les choses les plus nécessaires à la vie , elle pouvoir imposer telleloi qu’il lui plairoit dans le cours de ses Monnoies; c’est pourquoi on choisitpour la fabrication des louis d’or & d’argent, la proportion treizième { peu plus,qui étoit plus forte que celle des autres, asin d’actiier plus facilement leurs ma-tières.
6 °. Cette proportion établie après tant de précautions & suivant laquelle on, avoit mis les louis d’or á‘ 10 livres, & les louis d’argent à 3 livres, a été ob-servée pendant plusieurs années ; c’est en partie par ce moyen qu’on fabriquadans la feule Monnoie de Paris , près de 300 pulsions , pendant qu’on Taobservé.
7°. L’an 1 rs 5 5 , sous prétexte que les Faux-Monnoyeurs contrefaisoient leslouis d’or & les écus blancs, on résolut la fabrication des lys d’or Sc des lys d’ar-gent , & de fondre toutes les autres Monnoies de France. Sur le pied de Im-position des lys , la proportion de 1641 étoit rompue ; on fit en vain des re-montrances fur cela ; mais Texpérience ayant fait sentir les fuites dangereusesqui avoient été prévues par ces remontrances ; on discontinua la fabrication desJys d’or & d’argent fort peu de teins après quelle eíitjétc commencée; on don-na cours cependant à cette nouvelle Monnoie ; les lys d’or valurent 7 livres ,Sc par conséquent il fallut augmenter le prix des iouis d’or d’un dixième, Scde 10 liy. qu’ils valoientauparavant lesmettte à u liv. le 15 Mars 1656. Op
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