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Tome second.
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ne toucha point à Fargent; ainsi par ce surhauífement, la proportion qui avoiretc etablie avec tant de circonspection en 1641, entre l’or & 1 argent, fut chan-8 ee > & de treizéme ~ qu’elle étoit, elle fut alors quatorzième fj. On changeaencore plusieurs fois cette proportion en augmentant ou diminuant le prix dulouis d’or , ainsi que nous Pavons rapporté.

Pendant tous ces changemens du prix de Por, on ne toucha pointa celui dePurgent, si ce n’est en 1674 lorsqu’on fit les pièces de quatre sols. Cette Mon-noie étant plus foible cPun cinquième & plus que celle des écus blancs , laproportion entre les louis d’or & les pièces de quatre fols fut différente de cellequi étoit entre les louis d’or & les louis d’argent de 60 fols.

9 0 . L’an i(í 79 , au commencement du mois d’Avnl, quelques especes étran-gères avoient cours en France ; il s’étoit même répandu dans le commerce unequantité de pistoles d’Espagne & d’écus d’or légers : on décria toutes ces especes,& on ordonna qu elles seroient converties en louis d or & en louis d argent.Le Roi, par une libéralité qu’aucun de ses prédécesseurs n avoir encore prati-quée , voulut quon rendît à ceux qui porteroient aux Hôtels des Monnoiesdes espèces décriées, & d’autres matières d’or & d’argent, le même poids &le même titre en espèces monnoyées ; alors Por & Fargent, soit qu ils suílentconvertis en Monnoie ou non, étoient de meme valeur, parce quon ne pre-noit rien pour le droit de seigneuriage du Roi, ni pour les frais de la fabricationdes Monnoies ; de forte que ceux qui portoient à la Monnoie un louis d or ouun louis d’argent rompu, s’il étoit du poids & du titre quil devoir ctre, enrecevoir un autre entier • par la même raison, celui qui portoit un marc d’ar-,gent fin, recevoir un marc d’argent fin en espèces, qtu valoir 2.9 liv. 6 folsx 1 den. obole,

1 o°. L’expérience a fait voir qu’onn’a jamais rien pratiqué en France de plusutile pour y attirer abondamment Por & Fargent. Le Roi, par cette libéralité,rendit les richesses de ses sujets, qui confident en or Sc en argent monnoyes,réelles & effectives, puisque on ne perdoit rien , même sur les Monnoies fon-dues ou décriées. Les Rois Philippe de Valois, Jean\premier, &c Louis XIII,avoient remis quelquefois à leurs sujets leur droit de seigneuriage ; mais aucunde nos Rois , avant Louis XIV , n’avoit fait fabriquer les Monnoies d sesdépens.

11°. Cet usage de retenir une petite portion de Fargent qu’on portoit auxHôtels des Monnoies, pour payer les frais de la conversion en espèces, étoit o»pratique en France, dçs le tems de Pépin , pore de Charlemagne.

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Tome II,