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Tome second.
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ìi°.A l’égard duprix du marc courant effectif, il fait partie du prix du marc defin effectif. Une réglé de trois le fait connoître, lorsqu’il n’est pas marqué dansles Edits qui annoncent toujours combien le marc de fin ou le marc courantseront payés aux Monnoies. On le trouve aufìi par les parties aliquotes. Ainsile marc d’or fin à *4 karats étant payé aux Monnoies 740 liv. 9 f. 1 den. ,& le titre des louis étant à 21 karats, il faut retrancher le douzième de 740liv. 9 fi 1 den. 77 , qui est 6 1 liv. 14 fi 1 den. pour le prix de 2 karats ; ontrouve 678 liv. 15 fi pour celui du marc de louis à 22 karats.

On le connoîtra de même par une réglé de trois ; si 24 karats font payés740 liv. 9 fi x den. , combien seront payés 22 karats.

23°. 11 faut opérer de lune ou 1 autre de ces façons, lorsque le seul prix dumarc de fin des matières est fixé dans les Edits. Mais s’il s’agilfoit de faire unefabrication avec des especes décriées, & qui seroient prises aux Monnoies pourun certain prix, soit à la pièce, soit au marc, comme on fait des pièces dedeux fols nouvelles avec des anciennes pièces de dix-huit deniers qui font d’untitre parfaitement semblable, & dont le marc courant effectif doit être payé 9livres 1 8 fols 11 deniers ; il faudroit dire; si le titre donné, par exemple , pourles fols à 2 deniers 1 2 grains qui font 60 grains de fin, est payé 9 liv. 1S fi11 deniers, combien seront payés 12 deniers de fin, ou 288 grains de fin quifont un marc de fin; on trouvera 47 liv. 10 fols.

Au premier cas, le prix du marc d’or fin est le même, & le prix du marccourant change seulement par le remede de loi, sans que le remede de poidsy faste aucun changement.

Dans le second cas , le prix du marc courant reste toujours le même , & leprix du mai c de fin augmente feulement par l’épargne du remede de loi.

24 0 . La traite est la différence du prix d la valeur, où entre ce que les ma-tières converties en monnoie produisent, & ce qu’elles ont été payées.

11 faut soustraire le prix du marc courant, de la valeur du marc courant ; Lcle prix du maie de fin, de la valeur du marc de fin.

Mais cette différence produit plusieurs combinaisons. Pour éclaircir cetteproposition, considérons les fols fabriqués en conséquence de l’Edit du moisd’Octobre 1738.

Comme le marc effectif des anciens fols se paye toujours 9 livres 18 fols 11deniers, de quelque façon que les remedes de poids ou de loi ayent été mé-nagés fur les anciens fols portes à la Monnoie, & fur les nouveaux qu’on ena fabriqués, s’il n’y a point eu de remedes ménagés fur les nouveaux , lemarc de fin produira 53 liv. 15 fi 2 den. y, & s’ils avoient été ménagés enentier fur les espèces portées à la Monnoie, le marc de sinauroit couté 51 liv.3 f°ls, ensorte que la traite ne monteroit par marc de fin qu à 2 livres 1 2 fi2 den. - ; c'est le moins qu’elle puisse produire. Au contraire, si les remedes