Zj4 MON
disproportionnelles avec les écus de six livres, parce que le remède de poids,est de 41 grains & demi par marc fur les pièces de vingt-quatre fols 8c dedouze fols, Sc de 8 z grains par mare fur les pièces de six fols, lorsqu il n estque de trente-six grains fur un marc d’écus de six livres ; aulìì le marc courant& le marc de fin de ces espèces , qui produisent la mente somme que le marcd'écus, fans compter 1 épargné des remèdes, rendent-ils davantage , si l’on cal-cule ce qui revient en ménageant les remèdes.
31°. Outre les espèces qui se font journellement dans les Monnoies , il yen a quelquefois d’anciennes dont la fabrication est abandonnée, mais dont lecours fe trouve autorisé par le Souverain. Telles font les pièces fabriquées parEdit de Septembre 1700 8c de Septembre 1709 , fous le nom de pièces detrente deniers, qui courent aujourd’hui, suivant l’Arrêtdu Conseil du premierArrêt du Août 1738 , pour dix-huit deniers. Elles font à deux deniers douze grains dem^Aoíu U ' comme les nouveaux fols de deux fols j mais elles pèsent davantage. Le'1,7)8. marc n’est composé que de cent pièces. Voyez Sols..
3 3°. Quant au cuivre , les liards fabriqués par Edit de Juillet 1719 valantchacun 3 deniers, font de 80 au marc, au remède de quatre pièces3 c’est-à-dire , que chaque pièce doit peser, fins égard au remède de poids, 5 7 grains}.Les 80 liards qui composent un marc produisent z o sols. Si l’on épargne en-tièrement le remède de poids ( car il n’y a point de remède de loi fur les Mon-noies de cuivre) les 84 picces formant un marc ne pèseront plus chacune quej 7 grains X, 8c le marc de cuivre monnoyé rendroit zi fols.
Les fols, demi-sols & quarts de fols de cuivre réglés pat l’Arrêt du Conseildu 3 Février 17ZO , sont absolument sur le même pied. Nous voyons par làqu’actuellement le cuivre monnoyé fe trouve à peu près avec l'argent pur finmonnoyé , dans la proportion d’unà cinquante-quatre3 c’est-à-dire, qu’un marcd’argent fin monnoyé se balance contre 54 marcs de cuivre monnoyé, tandisqu’un marc d’or fin monnoyé , fans avoir égard aux remèdes, vaut quatorzemarcs -ff d’argent fin monnoyé.
En 1741, le Roi ayant désiré que son effigie sur les espèces d’or 8 c d’argentfût dorénavant plus ressemblante qu’elle ne l’étoit, ordonna qu’il fût fait despoinçons d’une nouvelle empreinte pour les espèces. Conformément à ce, laCour des Monnoies ordonna, par Arrêt du z4 Mars, que tous les précédenspoinçons, tant de tête ou d’effigie de Sa Majesté, que de pile ou revers >ensemble les matrices faites par le Graveur général des Monnoies, qui avoien uservi à fabriquer les espèces d’or 8 c d’argent en conséquence de l’Édit dumois de Janvier 17 16,8c lesquels étoient entre les mains des Graveurs parti-culiers, feroient, attendu le changement fait aux espèces, incessamment dif-formés & biffés en présence des Juges-Gardes des Monnoies & du Substitue-du Procureur Général en scelles : 8 c qu à l'égard des carrés tirés des poinçons