MON N 2-35
r,’ont pas avec les louis la même proportion ni le même rapport que les écus.
19°. On exige encore plus d’exactitude & d’égalité dans la taille des piècesdestinées à laite les gros payemens, que dans celle des menues monnoies fa-briquées seulement pour les appoints.
Les premieres, comme les louis Sc les écus , pour être admises à courir dansk public, doivent être taillées entre le plus fort Sc le moindre poids qu’ellespeuvent avoir suivant l’Edit. Par exemple, les louis qui pèseraient plus de i ; ;grains f, Sc ceux qui pèseraient moins de 153 grains , ne doivent pas se dé-livrer au public ; il en est de même des écus qui pèseraient plus de 555 grains jj,ou moins de 5 50 grains ~ ; ces espèces font rebutées par les Juges-Gardes, quiles font remettre en fonte aux dépens des Directeurs, lorsqu elles font trop fortesou trop foibles , relativement à la portion d u marc que chacune d’elles peutreprésenter au plus ou au moins. Voilà ce qu’expriment les Edits qui portentque les pièces seront de recours du marc à la pièce , & de la pièce au marc.
Les autres de moindre importance ne font point sujettes à tant de précision.On les taille le plus également qtt’il est possible ; mais elles font reçues dansles jugemens, pourvu que la moindre ou la plus grande quantité qui s’en peutfabriquer dans un marc , pèse le marc. Ainsi les pièces de deux fols font ad-mises lorsque irr, 113, 114, 115 & 116 pèsent un marc. Si les m ou117 faisoient le marc, on en rejetterait quelques-unes. Les 112 ou 116 piècespeuvent donc varier considérablement entr’elles , en observant toutefois que lenombre de pièces plus légères doit être compensé par un nombre de piècesplus pesantes ; c’est ce que signifient les mots de fans recours dumarc à la pièce ,6’ de la pièce au marc.
;o°. Cette différence entre les pièces n’empèche point que le marc effectifSc le marc fictif n’ayent des bornes certaines , en forte que dans les piècesde deux fols, le marc effectif ne fçauroit contenir moins de 112, ni plus deri6 pièces - , il ne doit pas encore y entrer plus de 960 , ni moins de 896grains pesant d’argent fin , Sc le marc fictil' doit avoir au moins 86 z grains■fj pesant d’argent fin, supposant que ces menues Monnoies soient toutes égalesentr’elles, ainsi que les espèces les plus considérables.
31°. Après avoir considéré les espèces primitives, il faut examiner cellesqui en sonrdes divisions, Sc l’on remarquera que ces dernières font ou pro-portionnelles , ou disproportionnelles avec celles dont elles font partie.
Dans la première dalle font les demi-louis, les demi-écus ou pièces de troislivres, & les fols de douze deniers, qui pèsent Sc qui valent exactement lamoitié des louis, des écus de six livres Sc des fols de deux fols. Il résulte del*uniformité de titre Sc de remède même valeur Sc même traite sur chaquemarc d'entiers comparés avec leurs fractions.
A l’égard des pièces de vingt-quatre fols , de douze & de six fols, elles fontTome II. G g