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qui y font en usage, aussi-bien qu’à Ormus & dans toutes les Villes du Golfe■Peiíìque qui appartiennent au Roi.
Nous ne dirons rien des poids de l’Amérique, attendu que les Nations Eu-ropéennes qui l’habitent, se servent dans leurs Colonies de ceux qui sonten usage dans les Etats des Princes de l’Europe de qui elles dépendent ; l'a-•roue du Pérou qui pèse r 5 livres, n’est autre chose que l’arobe Espagnole avecun nom un peu déguisé à l’Indienne.
A l'égard des poids de l'Afrique, il n’y a que l’Egypte & les Cores de Bar-barie où il y ait des poids. Voyez dans Savary les Echelles de la Méditerranée& les Etats du Grand-Seigneur.
Quant aux Côtes depuis le Cap-Vert, Guinée, Royaume de Congo, jus-qu’à Sofola , Moíambique «Se au de-là, où il n’y a point de poids, les Fran-çois , Anglois , Hollandois, Portugais qui y ont des établilsemens & qui y tra-«fiquent, y ont porté les leurs.
Cependant l’Iíle de Madagascar a les siens , mais qui ne passent point la•drachme ou gros , & qui ne fervent qu’à peser l’or & largeur ; les autres cho-ses , marchandises & denrées ne se pèsent point.
Le gros-se nomme sompi, le demi-gros vari, le scrupule ou denier, sacare,le demi-scrupule ou obole,nanqui, les six grains nangue; le grain n’a pointde nom.
POIGNANT , terme de Monnoie , donner h poignant au Maître.
Pour entendre cette façon de parler, il faut sçavoir la différence qui est. entretrébuchant & poignant. Trébuchant est la force de poids qui est en l’un des bas-sins de la balance plus qu’en l’autre , par le moyen de laquelle le bassin qui estplus chargé , vient à tomber & trébucher.
Poignant , à proprement parler, est la vacillation ou lassitude du poing que res-sent celui qui tient les balances, par le moyen de laquelle l’un des bassins ( quoi-qu’ils soient chargés également ( vient à tomber & trébucher fans aucun forçagede poids.
js Donner h poignant au Maître {de la Monnoie); c’est ajuster si égalementson carreau sur le poids du dénéral , que le trébuchant de la balance ne viennedu forçage de poids qu il y ait en l’un des bassins plus qu’en l’aurre, maisseulement de la vacillation du poing, que sent celui qui pèse en tenant & sou-levant ses balances, qui n’est en effet qu’un trébuchant lent ; de forte que poignantest moins que trébuchant.
Ce mot poignant est employé dans une Ordonnance de 15 S 6 ; laquelle enparlant des pesées & estais qui sont quelquefois trouvés plus forts que le pa-pier des Gardes ou registre des délivrances, dit : » Esquelles pésées Sc estais« tant en poids qu’en loi, fera donné le poignant aux Maîtres. >,
POINÇON, en général est un morceau de fer acéré, fur un des boutsTome II. T 11
Poulain.