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Tome second.
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P R O TM

sesterces, Sc prendre la pièce d’or double du pouls de celle de l’argent, selonT 1 e ^ e fut Fabriquée au commencement du poids de deux drachmes & de 48en Uvre j en ce tems le denier d’argent étoit déja réduit au poids d’unedrachme, & de <?£ en la livre; ce qui reviendroit à une proportion dixièmec l lie nous trouvons confirmée par la Capitulation que les Romains firent avec jq v - l!s ^les Etoliens , qui porte qu’au cas qu’ils ne pourroient payer en or, ils don- 8 Décak 4.Croient 10 talens d’argent pour un talent d’or : auslî anciennement les amendesetoienr limitées à deux bœufs ou 30 brebis en nature, lesquelles en Mon- &

ttoie furent évaluées; sçavoir, le bœuf à 100 as, & la brebis à 1 o, ce qui Ageile.confirme que la proportion étoit alors dixième.

Polux & Hisichius écrivent que de leur tems cette analogie dixième étoitencore en usage ; cependant plusieurs font du sentiment qu’il ne fiant pointentendre par l’or qui avoir cours , de l’or fin , mais del’or d 'Ophir qui tcnoitquelqu’alliage que les Anciens sçavoient très-bien distinguer; car comme leremarque Hérodote, lorsque Crœsus envoya des miles d’or en Delphi, quatrecroient d’or fin, &c les autres d’or allayé.

Au tems des Romains , la plus commune Sc la plus juste proportion étoitdouzième, c’est-à-dire que douze livres d’argent payoient une livre d’or.

Par la Loi 1. C. De argenti pretio , la livre d’or est évaluée 71 fols, Sccelle d’argent 5 fols, qui est une proportion 14 s.

Sous la première Race la proportion étoit dixième; le fol d’or étoit à 25 Scà 24 karats du poids de 85 grains f , & valoir 40 deniers d’argent à 11 de-niers 12 grains de loi, du poids de 11 grains la pièce , ce qui établit la pro-portion dixième entre l’or & l’argent.

Sous Pépin, Premier Roi de la seconde Race, en 751 , les sols d’or damémo poids que ceux fabriqués fous la première Race, c’est-à-dire de 85 grainsy, & valant 40 deniers d’argent de 13 grains a de poids, formoient alors laproportion presque onzième.

Sous Charles-le-Chauve Roi en 840 , la proportion étoit douzième, & con- OrdonwJtinua d’ctre douzième jusqu’à 1609 , non-seulement en France, mais dans les ^' uln - 1 - P*Pays voisins; un marc d’or monnoié valoir 12 marcs d’argent presque fin,sans lctre pourtant au dernier dégré de pureté.

Nous en tirons la preuve d’un Capitulaire de Charles-le-Chauve : Ut in omrìi ï- c Bknc»regno noflro , non arnpliùs vendatur lìbra aurì puriffirnè cocli , niji dnoiecim lll ‘dibris argenti de novis & meris denariis ; illud vero aurum , quod coclum quidem Pà'^444.sue rit , fed nontantum ut in, eo deauratura fieri pofjìt , Libra una d» auro ven- kr áj 4.datur decem librìs argenti de novis & meris denariis.

Ce Capitulaire concilie la proportion douzième avec celle de dix à un , queplusieurs Auteurs ont soutenue : quand l’or étoit d’un titre plus bas , Sc qu’il«s se trouvoit par exemple qu’à 2o karats, il ne valoir que 10 marcs d’argeut

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