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Tome second.
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S C H S E I 5 Sy

«Etint îa permission de faire frapper des pièces portant son nom ; les An-glois leur donnc-rent cours dans leurs Isles, & en tirent par la fuite eux mêmes.

Les vingt fchelings valent 140 deniers sterlings.

Le crootre ou écu d’Angleterre vaut cinq fchelings ou 60 deniers sterlings,

L’ccude France de 60 fols vaut z fchelings f-ou 32 deniers sterlings.

Les cinq fchelings font trois florins d’HolIande environ.

H y a des fchelings en Hollande , en Flandre Sc en Allemagne , qui ne fontssi du poids , ni du titre de ceux d’Angleterre, & n’ont pas cours furie mêmepied ; ceux de Hollande qu’on appelle aussi escalms , valent douze deniers degros ou íix fols communs : ceux d’Allemagne à peu prés sept fols íìx deniersde France , & ceux de Flandre environ lix fols.

Les fchelings Danois font de cuivre , & valent un peu plus de deux liardsde France : le fcheling lubs vaut deux fchelings Danois 3 au-dessous du fche-íing Danois est lefosling Danche qui vaut environ un liard.

S C FI E R l F , autrement nommé fultanin , & assez communément fé-quin , est une Monnoie d’or qui ne fe fabrique presque qu’au (Faire ,& qui a cours dans tous les Etats du grand Seigneur j c’est la feule espèce d’orqui fe fabr;que en Turquie.

L’or dont on frit les feberifs est apporté en Egypte par de pauvres Abys-sins qui souvent font deux à trois cens lieues par des déserts affreux, pourvenir échanger deux, trois ou quatre livres de poudre d’or au plus contreles marchandises dont ils ont besoin.

La valeur de ces espèces 11’a pas toujours été la même 3 vers le milieu du-dix-leptiéme siécle, les feberifs ne valoienc qne quatre livres , Monnoie deFrance 3 ils montèrent ensuite à cent fols, & ils croient à lix livres fur la findu même siécle.

Les autres espèces d'or qui fe trouvent dans les Etats du grand Seigneur ,y font apportées du dehors comme les ducats d’Allemagne, de Hongrie & deV enife.

SCHUITE D’ARGENT, espèce de Monnoie de compte du Japon , surlaquelle on estime les payemens dans le commerce. Les deux cens l'chuitesvalent cinq cens livres, Monnoie d’Hollande.

SEKîNEURlAGE, en renne de Monnoie, s’emend du droit qui appar-tient au Prince pour la fabrique des Monnoies. On l’appelle quelquefoisMonnoiage du moc de la basse latinité Monctagium , & quelquefois aulli ren-dage & traite 3 c’est pour le payement de ce droit que l’on a en partis inventel’alliage, c’est-à-dire, le mélange des autres métaux avec l’or & 1 argent clansla fabrique des Monnoies.

Ce droit que tous les Princes de l'Europe levent fur les Monnoies qu ilsfont faire , étoit non-seulement inconnu aux anciens, mais même aux Ro-To/Jie II. L e e e