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«aïs c-n France , levoient auísi cette taxe fur leurs Monnoies.
Nous ne pouvons établir bien précisément en quoi elle conlistoit.
Depuis Pépin qui prenoit la vingt-deuxicme partie de douze onces , nousne trouvons point ce que ses Successeurs, julqu’à Saint Louis , prirent fur lesMonnoies pour leurs droits de seigneuriage Sc pour les frais de la fabri-cation.
Ces droits ont tant varié dans tous les régnes , mème fous ceux où les Mon-tioies n'ont point été affoiblies, Sc où elles ont été bien réglées, qu’il est dif-ficile de dire à quoi ils montoient.
Sous Philippe Auguste il étoitdu tiers de tout le profit que l’on tiroit defa Monnoie.
Saint Louis régla le seigneuriage Sc le brassage à la seizième partie du prixdu marc d’argent Sc l’or à proportion.
Ce cme Saint Louis leva fur ses Monnoies peut servir en quelque façon derégie, puisque toutes les fois quelles tombèrent dans le désordre sous ses Suc-cesseurs , les Peuples demandèrent toujours qu’on les remît au mème étatqu’elles croient de son tems.
Ce Prince avoir fixé le prix du marc d’argent à cinquante-quatre fols sept-deniers tournois, Sc le faisoit valoir cinquaine-huit sols, étant converti enMonnoie, de forte qu’il prenoit fur chaque marc d’argent, tant pour son droitde seigneuriage , que pour les frais de la fabrication, trois fols cinq deniers,c’est-i-dire, quatre gros d’argent ou la seizième partie du marc. On prenoit auíïìà proportion un dtoit de seigneuriage sur les Monnoies dor. Le Roi Jeanprenoit trois livrps pour le seigneuriage & les frais de fabrication de chaquemarc d’or.
Les Rois se sont quelquefois départis du droit de seigneuriage , retenantseulement quelque chose pour les frais de la fabrication, ainíì que lit le RoiPhilippe-de-Valois au commencement de son régné; » Toutes fortes de per-» íonnes , dit-il, porteront le tiers de leur vaisselle d’argent à la Monnoie...„ Sc seront payées sens que nous y prenions nul profit , mais tant feulement» ce que la Monnoie coûtera à faire. »
Il paroît par une autre Ordonnance du Roi Jean, qu’il fit la mème chosefur la fin de sen régne; il s’explique ainsi en parlant des Monnoies qu’il ve~noit de faite fabriquer : » Lesquelles avolent c ré mises à fi convenable & si>» juste prix que le Roi n’y prenoit aucun profit, lequel il pouvoit prendre,*> s il lui plaisent, mais vouloir qu’il demeurât au Peuple. »
Ce que les Rois prenoient fur la fabrication des Monnoies , etoit ì’un desprincipaux revenus de leur domaine, ce qui a dure jusqu a Charles VU. LeRoi pouvoit encore lorsque le besoin de l’Iïtat le demandoit, non-feulementaugmenter ce drqit, Sc lever de plus grosses sommes fur la fabrication des
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