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,» m’ínterpréta cette écriture, me dit que tout cela montoit en argent à la sonv„ me de seize cens talens. Combien doit-on croiie que l’on dépensa pour,» les outils, pour les autres vivres & pour les habits des ouvriers »?
Ces 1600 talens simples, continue notre illustre Auteur, représentoient seizecens marcs d’argent, ou huit cens livres tournois d’alors , qui multipliés par■vingt quatre , à cause de l’augmentation de Servius Tullius jusqu'à Papirius,auroient fair dix-neuf mille deux cens livres tournois du XV siécle : comme lesMonnoies font depuis augmentées d’environ un à quatre & demi , cettesomme d’argent relativement à nos espèces, vaudroit aujourd’hui quatre-vingtíïx mille quatre cens livres.
La pèche de Pétang ( i ) ou du lac Mœris produisoit par jour pendant sixmois, un simple talent d’argent ou un marc d’argent valant pour lors dix folstournois, Se pendant les autres mois vingt mines ou le tiers du talent , c’est-à-dire, trois fols quatre deniers tournois, qui revenoient à deux onces d’argentun tiers ; il rapportait tous les ans au Roi deux cens quarante - trois marcs jd'argent, c'est-à-dire, cent vingt-nne livres treize fols huit deniers d’alois ,montés du tems de Pline à deux mille neuf cens vingt livres huit fols , qui pafferoieut aujourd’hui en espèces de France treize mille cent dix-neuf livres ; Sccomme la mème somme au tems des Empereurs, étoit douze fois plus utilequ’elle ne l’est de nos jours, ces douze livres treize fols huit deniers , ou cesdeux mille neuf cent vingt livres huit fols fe balanceroient avec trente - cinqmille quarante - quatre livres seize fols d’à présent ; en supposant ces talensdoubles, les mêmes sommes doubleroient ; les 230400 livres monreroient à460800 livres d’aujourd’hui , Se les 35044 livres 16 fols à 70089 livres 12fols. Hérodote ne dit rien ici qui choque la vrai femblance ; l'extraordinairen’est que dans les explications qu’on en a faites 3 cet étang , quoique formé
( 1 ) L’Etang de Marris donne encore un plus grand sujet d'admiration ; car il a de tour» 3300 stades,qui font <>o fchenes ; c’est-à-dire, autant que la Côte maritime d’Egypte.» Ce grand & merveilleux Etang a fa longueur vers le Septentrion & le Midi, & a l’en-*> droit où il est le plus profond , il a 50 toises de profondeur ; mais cc qui montre qu'il»t> a été creusé par la main des hommes, c’cst qu’il y a prcsqu’au milieu deux pyramides» qui s élèvent de yo roifes par-dcllhs l’eau , & qui fe cachent au-dedans autant qu’ellcsw fe découvrent au dehors. On voir fur l’iine & l’autre une statue de pierre, aílile fur un» troue; elles ont chacune 100 toises depuis leur pied jusqu à leur faite , Sc cent toises» font une stade de 600 pieds : la toise est une mesure de 6 pieds ou de quatre coudées j» le pied est une mesure de 4 paumes , & la coudée une mcfuic de íïx. L’eau de cet Etang»- ne vient pas de source , & il ne s’en fournit pas lui-mème , car le terroir est sec &» aride z mais le Nil lui communique de f«s eaux , qui descendent durant six mois dans cet” Etang, & qui durant six mois s’en retournent dans lc Pleuve : pendant les six mois que» l’eauíeretire, la pêche rend au Roi chaque jour un talent d’argeuc, & pendant les six31 autres qu éllé y revient, la pêche n’y vaut que 20 mines. » Hétodot. Lib. 2. Recherchesfur la Valeur des Monn. Chap, 7. pag. 17 c.