Band 
Tome second.
Seite
615
JPEG-Download
 

T A L 61;

Je main d’homme, écoit prodigieux par son étendue, & par son volumed’eau.

Dans les exemples rapportés ci-deííus par l’Auteur dé j a cité , ìl ne s’agit quede valeurs. Le même Auteur en rapporte deux autres où il n’est question quedu seul poids, Sc par conséquent du double talent de seize onces, ou du lim-ple talent de huit onces poids de marc.

Les Astyriens ( i ) fabriquoient des bateaux de peaux tendues fur des per-c bes de saule, & arrondis comme des boucliers ; ils s’en survolent pour trans-porter par l’Euphrate à Babylone diverses marchandises , principalement duv >n de Palmier : deux hommes les condnifoienr chacun de leur aviron : lesplus grandes porroient le poids dc cinq nulle uiens, ce seroic, suivant l’esti-niation de l’Auteur, en talens doubles cinq mille livres pcstnt : douze poin-çons de vin de Palmier n'auroient pas fait un plus grand poids ; peut - êtremême ces fortes de bateaux sc bornoient-iis a íìx poinçons ou deux mille cinqcens livres pesant , en supposant le talent simple.

Philippe, Roi de Macédoine & pere d’Alexandre , regnoit plus de troiscens cinquante ans avant Jésus-Christ, & précédent le premier aflbibliíTementdes Monnoies Romaines. Suivant notre Auteur, un double talent du poidsde deux marcs d’argent, valoit alors une livre tournois.

Dans cet état des Monnoies, Bucéphale ( i ) se vendit treize talens , c’est-à-dire , vingt-íìx livres d’alors ou seize marcs d’argent ; mais cette livre numérai-re, & cette livre péf.mt d’argent du tems d’Aulugelle, valoient vingt-quatre

« ( i ) Les bateaux dont on sc sert sur cc fleuve pour aller à Babylone , sont tous faits« de peaux: cc font les Arméniens qui habitent au-deflus des Aflyriens qui y travaillent,m Sc les font avec des perches dc faille qu’ils plient & qu'ils revirent de peaux, en mettant» au dehors la partie où il n’y a point de poil, Se les tendent de telle forte qu’clles ref-„ semblent à un plancher : ils n’y mettent ni poupe ni proue, mais ils les arrondissent à» la façon d’un bouclier: ils metttenc dc la paille au fonds, puis ils les abandonnent aus» Fleuve, chargés dc diverses marchandises , Sc principalement de vin de Palme: au reste33 deux hommes les conduisent avec chacun un aviron. Ils en sont de sort grands & dc fort•3 petits; les plus grands portent le poids dc joo talens,& l’on peut mettre un âne dans chaque33 petit bateau} on cn met plusieurs dans les grands: lorfqu’ils font arrivés à Babylone , Sc„ qu’ils y ont déchargé ce qu’ils portent, ils vendent aussi les perches da bateau 8 c la paille33 qui étoit dedans, 8c remettent les peaux fur les ânes qu’ils reménent en Arménie; car33 comme ce Fleuve est rapide , il est impossible de le remonter. 33 Hérodote, Lib. 1. Rc-33 cherches fut la valeur des Monnoies.

( z) Plutarquc , dans la Vie d’Aléxandrc , pag. Su. dc la Traduction d’Amiot, dit :» Comme Plulonicus Thessalien eut amené au Roi Philippus le cheval Bucephale pour le33 lui vendre en demandant 1 ; talens, Sic. 33 Amiot fixe cette somme a 7800 écus defou tems ; Sc M. Dacier dans fa Note, à 19000 livres : Pline eciit • 3- Scdecim talcntis3, serurtt tx PhiloniciT^harJíifoi grege ,, Lib. 8. Cap. 4 ^' L Auteur dc ces Recherches

«roit que de XIII on a fait XVI.