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finesse, il a dû passes par plus de 140 permis de calibre , de filière, de ras,de prégaion Sc de fer à tirer, & que chaque fois qu’on I’a fait passer par unde ces permis , on l’a frotté de cire neuve , soit pour en faciliter le passage »soit aussi pour empêcher que l’argent ne se découvre de l’or qui est dessus*
Pour disposer l’or trait d être filé fur la soye, il faut l’écacher ou applatir ;ce que plusieurs appellent battre l’or Le le mettre en lame ; on lui donne cettefaçon en le faisant passer entre deux rouleaux d’une petite machine nomméemoulin à battre ou moulin à écacher.
Ces rouleaux qui font d’un acier très-poli, environ de trois pouces dediamètre, c’est-à-dire épais de douze à quinze lignes , & très-serrés Pun contrel’autre fur leur épaisseur, font tournés par le moyen d’une manivelle attachéeà l’un des deux qui frit mouvoir l’autre , enforte qu’à mesure que le fil traitpasse entre les deux rouleaux, il s’écache Sc s’applatit fans pourtant rien perdrede fa dorure , & il devient en lame si mince Sc si fléxible qu’on peur aisémentle filer fur la foye par le moyen d’un rouet Sc de quelques cochets ou bobinespassées dans des menues broches de fer.
Lorsque Por en lame a été filé sur la soye , on lui donne le nom de filéd’or.
Quand on ne veut avoir que de l’argent trait, de 1 argent en lame, ou dufil d’argent, 011 ne dore point les lingots ; à cela pics tout le reste se pratiquede la même maniéré que pour l’or trait , l’or en lame Sc le filé d’or.
L’or Sc l’argent trait, battu ou en lame de Lyon, se vend par bobines dedemi-once, &c d’une once nette , c’est-à-dire fans comprendre le poids de la bo-bine , Sc ses dissérens degrés de finesse se distinguent par des P. depuis unjusqu’à sept, toujours en diminuant de grosseur , enforte que celui d’un Pest le plus gros, & que celui de sept P est le plus fin, qu’on appelle à causede cela du superfin.
L’or Sc l’argent trait, battu ou en lame, qui se fabrique à Paris, fe débiteen bobines de différent poids, Sc ses divers degrés de finesse ou de surdo-ture sont indiqués par des numéros depuis cinquante jusqu’à soixante-douze,qui vont toujours en diminuant de grosseur , Sc en augmentant de surdorure jde maniéré que celui du numéro cinquante est le plus gros j& le moins fur-doré, Sc celui du numéro 7 z est le plus fin Sc le plus furdoré, Sc ainsi desautres numéros à proportion.
Les filés d’or Sc d’argent de Lyon fe vendent tous dévidés fur des bobinesde différent poids, Sc leurs divers dégrés de finesse font distingués par uncertain nombre d ’5 • enforte que l’on commence par une S , qui est le plusgros, & q ue l’on finit par septi 1 , qui est le plus menu ; ainsi l’on dit du uneS , du deux §, du trois S , du quatre S , du quatre S Sc demie, du cinq S , daçinq S Sc demie, du si x S Sc du sept S , autrejnem du superfin ; ceux d’une „
deux