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Tome second.
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<Ieux trois & quatre S , font par bobines de quatre onces, gc ceux de quatre^ & demies, de cinq, de cinq Le demi, de six & de sept S , sont en bobinesde deux onces , le tout net.

H Va des filés d’or & d’argent que l’on nomme filés rebours , parce qu’ilsont été filés à contre sons , c’est-à-dire de gauche à droite j ces sortes défilés11 e s’enipsoyent qu’en certains ouvrages particuliers, comme crépines , franges,•nolets, Sc autres semblables qui ont des filets pendans ; il en entre aussidans la boutonnerie.

On compte de cinq sortes de filés d’or & d’argent qui se distinguent parun e demi S , par une S, par deux S , par trois S , & par quatre S , qui vonten diminuant de grosseur , de maniéré que celui d’une demi-i’ est le plusgros, Sc celui de quatre J le plus fin : ces sortes de filés d’or Sc d’argentsont ordinairement par bobines de quatre onces nettes.

Ce qu’on appelle or de Milan est de l’argent trait qu’on a écaché ouapplati en lames très-minces & très déliées d’une certaine longueur qui nesont dorées que d’un côté, de sorte que venant à être filées, on n’apperçoi*plus que de 1 or , le côté de l’argent se trouvant entièrement couvert.

La maniéré de ne dorer les lames que d’un côté , est un secret très-ingé-meux & très-parriculìer , dont les seuls Tireurs d’or de Milan sont en pos-session depuis long-tems.

Les filés d’or de Milan viennent par bobines de deux Sc de quatre oncesnettes, Sc leurs degrés de finesse se distinguent par un certain nombre d’5 1 , demême que ceux de Lyon.

Pour tirer 1 or Sc 1 argent faux , Sc le disposer à être employé en trait ,en lames, ou en filés, on prend du cuivre rouge appelle rozetre , donton forme par le moyen de la forge un lingot semblable à celui d’ar-gent j on le tire à l'argue, puis on soit des canelures ou filés fur toute falonguem avec une espèce de lime plate dentelée par les bords en façon dçpeigne, que l’on nomme griffon; après quoi on applique dessus six feuillesd’argent, chacune d u poids d’environ dix-huit grains , ensuite on chauffe lelingot dans un feu de charbon , d’où étant retiré on passe le brunissoir par-dessus , jusqu’à ce que les feuilles soient bien unies ; puis on y applique en-core íìx nouvelles feuilles d’argent semblables aux précédentes , & l’on em-ployé ainsi une once Sc demie d’argent en feuilles sor un lingot de cuivre d’en-viron vingt marcs.

Le lingot ainsi argenté se remet dans un feu de charbon où il chausse j uf-qu’à un certain dégré de chaleur, & lorfqu’U a été retiré du feu, on passepar-dessus le brunissoir, soir pour souder l’argent, soit pour le rendre tout-à-faicWni. On le fait passer ensoite par autant de trous de filière qu’il est nécessaireTçmtll. Kjkkk