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Ces lingots étant coulés dans des lingotiéres , presque toutes de longueur &capacité égales, font longs par dessus de quinze pouces huit à neuf lignesfrdilantpar les deux bouts en portion de cercle : leur largeur est de deux poucesCln q %nes, mais par-dellous ils n’ont que treize pouces deux lignes de longdix-huit lignes de large, afin qu’ils soient de dépouille aisée j. c’est-à-dire ,fl 1 * en renversant la lingotiére , ils en sortent sans qu’on soit obligé de lafrapper.
Sur le droit dé seigneuriage qui se léve pour le Roi, Sa Majesté sait uneremise pour les déchets ; elle est de vingt pour cent, quand les lingots foutdestinés à être tirés en blanc, & seulement de douze pour cent, lorsqu’ils fontdorés, parcs qu’aux premiers on est dans l’usage de donner trois raclages dtzplus qu’aux lingots pour dorure.
Premicrement, le Maître Forgeur forgea ces lingots ; la chauffe de cet Ou,vrier est semblable à celle d'un Forgeron qui «ne travaille que sur le fer: ilse sert de charbon de bois dont il a grand foin d’ôter tous les fumerons ,de crainte que leur vapeur sulplnireuse ne communique de l’aigreur au lingot.Sc ne ternisse l’éclat de l’argent.
Chaque fois qu’il retire le lingot du feu pour le mettre fur l’encltime , iLest beaucoup plus rouge que le rouge de cerise j quelques degrés de chaleur dô,plus le feroientcouler dans les charbons ; c’est ce que l'on nomme brider le lingot.Quatre hommes qui le frappent de tout le développement de leurs bras, avecdes marteaux de dix huit à vingt livres, se servant toujours du gros bout Sc'jamais de la panne , donnent à une première moitié, de ce lingot Rallongement-qui lui est nécessaire en deux chaudes ; cetre première moitié allongée , étantprise ensuite par les tenailles , l’autre moitié est allongée de mêine en deuxautres chaudes. Le lingot auquel on conserve une forme quarrée en ral-longeant , reste à trois pieds de longueur quand il est destiné à être doré ;mais on donne trois pieds huit pouces de long à celui qui doit être tiré entrait blanc : par conséquent on tient le lingot pour dorure plus gros, pares quechacune des trois divisions qu’on en fait ensuite, doit diminuer à l’occaíìoíidu grand nombre de raclage qu on est obligé ,d y faire avant que de lesdorer.
Le lingot pour dorure résiste un peu plus à l’impnlsion des marteaux, que'celui qui doit rester blanc, parce que le premier n’est ordinairement qu’àonzodeniers dix-huit grains ou dix-neuf grains au plus, au lieu que l’autre est àonze deniers vingt grains , & quelquefois à onze deniers vingt grains &demi.
11 arrive quelquefois que pour certains ouvrages, ou le trait doit etre écachéà une ténuité extrême , un Tireur d’or fait forger pour dorure un lingot qui^toit destiné pour trait blanc ; alors on, ne lui donne que Rallongement or-dinaire du lingot pour or, líkkkij