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Tome second.
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Lorsque les lingots en question eurent pris rallongement dont il vient d'êtrSparlé , le Maître Forgeur les divisa en trois avec son compas , puis avec uncizeau acéré , fur lequel il fit frapper par deux marteaux seulement, il lescoupa en trois morceaux égaux de longueur qu'il tint dans une chaleur douce,à quelque distance de fa chauffe. Chacun de ces trois morceaux est encorerougi deux fois , pour être arrondi par trois marteaux seulement qui enabattent les quatre angles à petits coups bas & serrés ; alots chaque tiers dulingot se nomme bâton ; mais à la première chaude on le forme en cônepar un bout, & ce petit cône est ce qu’on nomme k fond du bâton ; à laseconde chaude on arrondit de même l’autre portion de ce bâton, dont on al-Jonge un pende grossièrement l’extrèmité qui doit être nommée pointe ; c’est lapartie qui sera saisie par la tenaille à dents de la filière à gros permis qui estdans l’attelier de ce Forgeur.

On a dit ci-destus qu’on forme en cône l'extrêmité des bâtons : l'expé-rience a conduit à cette précaution ; car cette extrémité deviendroit creusesi elle étoit coupée perpendiculairement à Taxe du cilindre, parce qu a chaquetrou des filières, la surface du bâton Rallongeant un peu plus que les couchesd’au-dessous , il arriverait que cette extrémité prendrait peu à peu la formed’un entonnoir allongé.

Le bâton étant grossièrement arrondi par les marteaux, on le rend à peuprès cilindrique par les trous des filières qui font dans l’attelier du Forgeur. Lebâton à dorer y est passé par deux trous , dont le premier a quinze lignes 3cle second quatorze lignes trois quarts de diamètre : cette opération grossièrese nomme le premier dévalisâmes le bâton pour trait blanc ne passe que par unseul trou qui a treize lignes.

Quand les bâtons ont eu leur premier dévalisage, le Forgeur en fait rougirde nouveau le bout où il a dégrossi la pointe ; il forge lui-même cette pointequi est un cône fort allongé ; alors ses fonctions font finies ; car en chauffantces bâtons, il brûle la cire dont on les avoir frottés encore chauds pour lesfaire passer plus aisément par les trous de la première filière dont on vient deparler. Un autre Ouvrier prend ce bâton encore chaud , il le saisit par deuxanneaux de fer à queue, en forme de pitons, qu’il assujettit dans un étau yil les racle avec un instrument à tranchant camus, qui est fait comme uneplanne de charron , mais plus court & courbé en arc : il en enlève des co-peaux minces qui emportent avec eux tout l’enduit de cire deja brûlée, dontil a volt été salli à la filière du Forgeur. Cet Ouvrier , après avoir découvtrt cebâton, en arrondit le fond en cône avec une grosse lime.

Ces copeaux avec la limaille tires des trais seuls bâtons du lingot adorer,fe trouvèrent peser le poids de dix onces, quoique pour l’ordinaire ce pre«lier déchet ne soit que de fix, Sc d’uii des lingots pour trait blanj, le poids