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Tome second.
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pas exactement adhérent à l’argent, se nomment aiguillettes'. on examine ensuiteJa dorure avec une loupe ; 8c si l’on apperçoit la plus petite vésicule > onl’ouvre avec le couteau pour en faire sortir 1 air, & l’on passe par-dessus plu-sieurs fois la pierre de foudre. Lorsqu’on ne trouve plus de défectuosité à ladorure de ce bâton, on le reporte à largue du Roi , pour y être tiré à peuprès de la grosseur du petit doigt: on l’y passe par crente-sept trous de filière ,toujours diminués insensiblement de grosseur, qui le réduisent du diamètre detreize lignes trois quarts à celui de trois lignes & demie; au sixième trou , le*bagues qui font les épaisseurs de quatre-vingt-quatre feuilles , dont il a étcparlé ci-devant, disparaissent totalement.

On ne dévalise point le bâton qui doit être tiré en trait blanc : de plus oune le pâlie à l’argue que par vingt cinq trous de filière : ainsi pour le réduirede treize lignes à trois lignes & demie , on employé dix-sept trous de moins,parce qu’il n’est pas nécessaire de le ménager comme le bâton doré dont onferoic refouler l’or, si on le tirait par des trous trop serrés. On a la même at-tention aux autres filières dont il fera parlé dans la fuite.

L’argem s’échauffant considérablement par la compression qu’il reçoit dechaque trou , acquerrait une chaleur si grande après avoir palîé par trois ouquatre trous de fuite , qu’il fondrait dansl’instant la cire dont on le frotte pcequi la rendrait inutile d ['onctuosité un peu tenace » qui doit le défendre d’unfrottement trop immédiat avec l’acier des filières. Pour éviter cet inconvénient,on jette ces bâtons, ou les baguettes ( car à un certain alongement on leur donnece nom ) dans une longue auge pleine d'eau, qu’en été on a foin de renouvellesde tems en tems pour la rafraîchir.

Ces baguettes ctant réduites au diamètre de trois lignes & demie , on lesenroule fur un cilindre de bois de six pouces trois lignes de diamètre. Cetassemblage de tours ou révolutions fur le cilindre , fe nomme alors brafjelet ,& lorsqu’on a coupé en deux ce braíseler, chaque moitié se nomme ga-vette.

Les quatre bâtons dorés & non dorés, étant mis en brasseler, surent portés,après avoir cté poinçonnés, au Bureau de la Communauté des Tireurs d’or,pour y être dégrossis au ras ,

Ce qu’on appelle ainsi est une filière aussi d’acier fondu , percé de vingt-cinq trous très-bien alaises Sc polis , dont le plus grand a un peu moins detrois lignes Sc demie, & lç dernier â peu près une ligne & demie. Ainsi cettepremière filière du travail permis aux Tireurs d’or, diminue le braífelet dedeux lignes dans toute fa longueur ; il est défendu à ces Ouvriers d’avoir desfilières à permis plus gros.

Sur un banc , nommé banc d tirer , comme tous ceux dont il fera parledans la fuite, dont ún de* petits côtés est appuyé contre un mur, Sc dont les