TIR 631
pecher l’adhérence parfaite de l’or qu on doit y appliquer; on enlève de chacunk aton j pour les mettre dans l’ctat où ils dévoient être, le poids de deux oncescinq gros un denier de raclure.
tics bâtons rendus brillans par le raclage, surent mis dans un brasier decharbon allumé & fans fumerons : oh les en retira dès qu’ils furent rougesàe cerise , puis on les reprit dans la tenaille qui fut replacée comme ci-de-Vant fur le chevalet ; onpaíladeílus rapidement un vieux linge , & pour acheverde les nettoyer des cendres qu’ils avoient retenues du brasier , on les fouettaa vec une longue frange de sil de chanvre, roulée en un paquet. Les deutcmêmes Ouvriers lilférent ces bâtons chacun par un bout avec un brunissoird’acier fur leque! ils appuyoient fortement en le tenant par'ses deux poignées ;l'un des bâtons étant parfaitement bruni, & toutes les petites raies longitu-dinales du précédent raclage ctant abattues, on porta la tenaille , & ce bâtonencore rrès-chaud fur un autre banc à chevalet peu élevé ; alors le Maître Ti-reur d’or auquel il appartenois, ''entoura d’une première couche de quatrefois quatorze feuilles coupées de largeur convenable ; & asin qu’ilne reliât riende découvert, ou de non doré dans la longueur de ce bâton , il posa chaqueaiìemblage de quatorze feuilles de telle manière qu il recouvrent l'assemblagede pareil nombre clcja posé. Ces recouvremens se nomment bagues , & chaquebague est composée par conséquent de quatre-vingt-quatre feuilles dans unbâton doré â quarante deux. Après la première couche de feuilles d’or il enmit une seconde, puis une troisième de même nom ; & comme toutes cesfeuilles entourent exactement le bâton, même avec recouvrement, il fe trouvadore dans toute sir longueur de quarante-deux feuilles l une fur l’autre ; lesecond ne fut doré qu’à vingt huit.
Toutes ces feuilles n’ont pas d’abord un contact également immédiat avecl’argenc. On les voit soulevées par l’air intermédiaire en plusieurs endroits :mais on fouette ie bâton avec le paquet de franges de sil ; ce qui les colle aubâton qu on entoure enfuice d’un ruban de sil de chanvre, nommé chevilióre»Sc prés a près: alors on remet ce bâton emmailloté dans le brasier; on luifrit prendre de nouveau le rouge de cerise ; ctant à ce dégré de chaleur, 011le retire dufeu, & l’ayant refaisi avec la tenaille, on l’aílujettit sur le chevaletdu premier banc , où il a été raclé & bruni : on le fouette pour en détacherentièrement le ruban de fil qui s’est converti en cendres : quand il est net, onle brunit avec une pierre de foudre , qui est le lapis cèraunias de Pline. Csmorceau de pierre fort dure est monté au milieu d’un morceau de bois aile*,long pour qu’on puisse le conduire avec les deux mains. Deux Ouvriers tra-vaillent a ce brunissement ; lorfqu’il est presque bruni, on fend la dorure avecune espece de cizeau court, nommé couteau , d u» bout a l autre du bâton ypour frire sortir l’air qui seroit entre l’or Lc Largeur. Les endroits où for d eík