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Tome second.
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TIR 6;;

gueur d’environ deux pieds qu il noue à un trou percé au rebord supérieurdune bobine ferrée, large de neuf à dix pouces ; laquelle tourne sur un autrepivot assujetti dans le banc à un pied ou environ du/>recsro/r. Ce seul Ouvriersait palier successivement le fil d’argent doré ou non doré par les vingt-cinqtrous de cette filière : il n’y a de différence que dans le choix de la filière ; lestrous du précaton servant au fil doré, sont polis intérieurement avec beaucoupplus de foin que ceux de la filière de pareil nom , qui fervent à tirer le fild argent. On a foin audi d’hausier ou bailler le trou de ces filières pourque le fil soit toujours tiré horizontalement : la grande bobine étant chargéede tout le fil qui a paísé par un trou , on l’en développe pour l’enrouler denouveau fur la roquette ou moyeu cilindre à rebords , d’où il fiera dévuidéon passant par le second trou. Cette manoeuvre se répété routes les fois qu’onchange de trou, parce qu’il faut toujours recommencer le tirage par le mêmçbout ou pointe du fil , attendu que lorsque sa grande longueur a paíïé par untrou , ce trou est un peu élargi par le frottement qui en détache les partiesinsensibles : d’où il résulte que la fin du fil restant un peu plus grosse que soncommencement, on ne pourroit lui donner une comprestion parfaitement égaledans toute fa longueur ; lî l’on recommençoit le tirage par cette fin du fil ,le nouveau commencement seroit alors beaucoup plus comprimé que le milic-u5c la fin.

Lorsqu’on fait l’apprimage du fil d’argent non doré au septième trou, leprécaton ne sert pendant quelque tems que d’appui à une petite filière nomméele fer a racler , qu’on tient avec la main gauche : on rend tranchans les trousde cette petite filière eu la paílant fur la meule j ainíi le fil en y pallant huilecn arriéré fa première couche salie par la cire , puis une seconde coucheplus nette au second trou , & enfin une troisième plus brillante que les deuxautres : alors le fil considérablement diminué par ces trois raclages , est rrès-brillant : lorsque le fil d’argent entre dans ces trous du fer à racler , selonune ligne exactement perpendiculaire au plan de cette filière, sa raclure sedivise ordinairement en trois petits rubans frisés par les bords, larges d’uneligne ou environ, & quelquefois en quatre, surtout au troisième trou • celadépend de l’attention de celui qui tient de la main gauche cette filière ap-puyée contre le précaton , & qui de la main droite conduit le fil pendant qu’ilse déroule de dessus la roquette. Tant que dure cette opération des trois ra-clages, il la u r mouiller le fil d’argent avec un linge trempé dans de l’eau, avantqu il enfile le trou , fans quoi le tranchant de ce trou s’cmousseroit en se dé-trempant. Malgré cette précaution , la raclure est h chaude qu on ne peut ytoucher sans se brûler.

Les n ois raclures réunies pesoient deux marcs quatre onces trente-six grains :donc ce déchet nouveau joint à celui du premier raclage de la forge, ci devant

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