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Tome second.
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f jí TIR

rapporté , fait Ufi déchet total de deux marcs cinq onces cinq gros trentegrains fur un bâton d’argent qui ne péfoit que dix marcs six onces septgros-

Le brillant que les trois raclages ont donné au fil d’argent ilifparoit bien vîte »puisque pour les faire passer par les dix-huit autres trous du précaton , on lefrotte de cire qui le salit de nouveau. Cependant ce raclage est nécessaire, selonles Tireurs d’orj mais pour prouver cette nécessité, ils n’ontd’autre raison quel’ancien usage.

Le fil qui a passé par les vingt-cinq trous du précaton , étant réduit à la gros-seur dune moyenne épingle, se trouve en étatd’ctre remis à des femmes»parce qu’il ne faut plus tant de force pour le tirer.

Ces femmes se servent d’une autre filière qu’on appelle fer , & qui ne changepoint de nom jusqu’â. la plus grande finesse du fil, lequel remis entre leursmains est nommé traits 8c pour que la femme qui le tire ait moins de peine,le trait, en sortant du premier trou du fer, s'enroule sur une grande bobine dedouze à treize pouces de diamètre. Ce tirage par les huit ou dix premiers trousde cette filière, se nomme avancer ou préparer les prises pour les Tourneuses ;ainsi les premieres femmes qui font les moins adroites , font nommées lesAvanceujcs j elles font regardées par les Tourneuses avec une forte de mépris,parce qu’elles se servent de la manivelle de fer, à laquelle elles ont donné lenom de vire-gonin.

Au quatre ou cinquième trou de fer, on divise le trait dont on parle enquatre portions égales , chacune dévuidée fur une roquette dont on a fait laCarre ; ce dévuidage se fait au grand rouet, qui n'est diffèrent des rouets or-dinaires à filer le chanvre, qu’en ce que fa roue à rayons est beaucoup plusgrande. En devuidant, ce trait passe fur le doigt de l’Ouvriere garni d’un mor-ceau de drap, & de son doigt,sur la roqueteenfilée par la broche du rouet,ensorte qu’il fait un angle de qiurante-cinq degrés ou environ, dont le doigtde l’Ouvriere est le sommet. Le trait de ces roquettes ayant passé par sept autrestrous du fer t se partage encore surd’autres roquettes un peu plus menues furlesquelles on en met le poids de dix onces ; & chacune de ces secondes di-visions se nomme une prise : on passe le trait de ces prises par huit autres Trous ;étant alois un peu plus menu qu'un crin de cheval, on le remet aux Tour-neuses qui ache vent de le tirer aux différons dégtés de finesse dont il fera parléincessamment.

Pendant que les Tourneuses travaillent, un Ouvrier qu’on nomme Jcou*treur , fraise en entonnoir & arrondir, à chaque changement de trou, le troudu fer qui va servir : il a rangées devant lui seize pointes d’acier , longues dehuit a neuf pouces, forgées par un bout en rouleaux pour qu’elles puissent tournerfous la main, fans se servir d’arehet ni de çuivreau, comme les Horlogers : elle*